Mauritanie : la Banque africaine de développement va fournir 767 000 de dollars pour développer l’élevage, deuxième pourvoyeur d’emplois du pays

La Mauritanie va recevoir 767 000 dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, pour développer l’élevage, deuxième pourvoyeur d’emplois du pays. Le ministre mauritanien de l’Économie et du développement durable, Abdessalam Ould Mohamed Saleh, et la directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque, Malinne Blomberg, ont signé à cet effet une lettre d’accord, ce 19 juillet 2023, à Nouakchott en présence du ministre de l’Élevage Hmedeît Ould Cheine. L’accord ouvre la voie au gouvernement mauritanien pour déployer le Programme de valorisation du potentiel agropastoral naturel de la zone saharienne-projet de développement inclusif des filières d’élevage (projet AWKAR). Le projet vise à valoriser les ressources agropastorales disponibles dans la partie nord-est (Dahr) de la région du Hodh Chargui. L’objectif est d’apporter une solution aux problèmes et contraintes multidimensionnels du secteur agropastoral et d’ouvrir des perspectives à des projets et programmes plus structurants dans le secteur de l’élevage pour la valorisation des ressources agropastorales disponibles. Le ministre Abdessalam Ould Mohamed Saleh a relevé certaines de ces contraintes : « Plusieurs défis continuent d’entraver le développement durable du secteur dont le manque d’infrastructures, la faiblesse de capacités des services régionaux, les conflits autour des ressources naturelles et la faible valeur ajoutée. C’est à ces insuffisances que le projet objet de cette signature va s’attaquer », a-t-il expliqué. L’élevage joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations mauritaniennes. Entre 60 à 70 % de la population mauritanienne tirent une partie ou l’intégralité de leurs revenus de l’élevage. Le secteur contribue pour environ 9,8 % au PIB du pays, selon l’Agence nationale de la statistique (ANSADE 2021). C’est ce qui avait fait dire au président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, lors de la première édition de la foire sur l’élevage tenue à Timbedra le 31 mars 2021 : « L’élevage est la richesse nationale de la Mauritanie. » Le financement du Fonds africain de développement permettra de réaliser les études de faisabilité du projet ainsi que celles relatives aux sauvegardes environnementale et sociale. Il permettra également de développer le plan directeur d’investissement de l’élevage en Mauritanie. Le projet sera mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette signature marque le lancement effectif des études incluses dans le projet, qui avait été approuvé en février 2023 par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement. « La Banque africaine de développement se réjouit de participer au développement du secteur de l’élevage, en renforçant ainsi notre partenariat avec le gouvernement mauritanien », s’est félicité Malinne Blomberg. Le projet AWKAR s’inscrit dans le prolongement d’une série d’appuis réguliers et cohérents du Groupe de la Banque pour le développement du secteur de l’élevage en Mauritanie. Depuis 2021, le gouvernement mauritanien a sollicité l’accompagnement du Groupe de la Banque dans le développement de ce secteur. Ce soutien a permis de conduire une étude sur la chaîne de valeur viande et une autre sur celle du lait. Ces études réalisées sur la base d’un processus participatif et inclusif ont été approuvées lors d’un atelier national de l’ensemble des acteurs des deux filières. À travers sa stratégie « Nourrir l’Afrique », la Banque africaine de développement vise à transformer radicalement l’agriculture africaine en un secteur agroalimentaire compétitif et inclusif, à même de créer de la richesse, d’améliorer les conditions de vie de ses populations et de sauvegarder l’environnement. Dans le cadre de cette même stratégie, la Banque a élaboré un plan directeur d’investissement de l’élevage (LIVEMAP) pour lever les principales contraintes dans la création de chaînes de valeur de l’élevage inclusives à hautes productivité et rentabilité. En janvier 2023, la Banque, en collaboration avec l’Union africaine et le gouvernement du Sénégal, a organisé le Sommet Dakar 2 sur la souveraineté alimentaire et la résilience, au cours duquel la Mauritanie a présenté son Pacte national centré sur le développement de l’élevage. Afin de favoriser le développement de son potentiel, la Mauritanie s’est dotée en 2018 d’un programme national de développement de l’élevage qui vise, à l’horizon 2025, à faire du secteur un des leviers de l’économie nationale notamment à travers la valorisation de l’élevage extensif et son intégration à l’économie formelle. Le pays cherche à développer quatre filières animales prioritaires : la filière bétail et viande rouge, la filière lait et produits laitiers, la filière cuirs et peaux et enfin la filière avicole.
Tunisie : le Groupe de la Banque africaine de développement débloque 87 millions de dollars pour augmenter la production céréalière

La Tunisie recevra sous peu un prêt de 87,1 millions de dollars du Groupe de la Banque africaine de développement pour intensifier sa production céréalière qui a chuté de façon drastique ces dernières années du fait des changements climatiques, notamment de la sécheresse. Le ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Saïed et la directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord, Malinne Blomberg, ont signé l’accord de prêt mercredi 19 juillet 2023, à Tunis. Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a récolté en moyenne 1,5 million de tonnes de céréales, alors que la consommation nationale s’élève à 3,4 millions de tonnes. Le financement du Groupe de la Banque va permettre au gouvernement de mettre en œuvre le Projet d’appui au développement inclusif et durable de la filière céréalière en Tunisie (PADIDFIC). Le projet vise à améliorer la production et la productivité céréalières, à réhabiliter et moderniser les capacités de stockage des céréales. Il vise en outre à soutenir le transport céréalier par voie ferrée, à sécuriser l’approvisionnement céréalier et renforcer les capacités des acteurs, en vue de consolider la résilience face aux chocs extérieurs et aux changements climatiques. La mise en œuvre du projet va permettre à la Tunisie d’augmenter sa production supplémentaire de blé dur de 1,6 million de quintaux, d’orge (1,2 million de quintaux), d’huile végétale (18 000 quintaux) et de tourteau pour bétail (42 000 quintaux). En outre, le pays pourra diminuer les pertes post-récoltes et celles liées au stockage et réaliser ainsi des gains de 115 000 quintaux de céréales. « Le projet dont nous avons signé le protocole d’accord aujourd’hui va consolider les activités du Projet d’appui d’urgence à la sécurité alimentaire, approuvé dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence en octobre 2022. Il s’inscrit dans les activités prévues dans le cadre du pacte national pour la production alimentaire et agricole défini par la Tunisie en janvier 2023 lors du Sommet Dakar 2 « Nourrir l’Afrique », a déclaré Mme Blomberg lors de la cérémonie de signature. Soulignant l’importance particulière du projet, en termes d’investissements inclusifs et durables en amont et en aval de la filière céréalière, le ministre Saïed a ajouté : « Le projet permettra d’augmenter les capacités de stockage stratégique de céréales, pour passer de deux à trois mois de couverture des besoins, et ce à travers la réhabilitation et la modernisation des silos portuaires de Radès et de Bizerte, la création d’un nouveau silo à Djebel Djelloud et la relance du transport céréalier par voie ferrée. » Comme de nombreux pays, la Tunisie fait actuellement face à la crise alimentaire due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a provoqué un enchérissement des prix des céréales sur le marché mondial, notamment du blé. La mise en œuvre du projet aura un impact réel sur la sécurité alimentaire, en particulier celle des populations vulnérables dont l’alimentation est basée essentiellement sur les produits à base de céréales. Le projet aura des retombées bénéfiques pour les acteurs de la chaîne de transformation (minoteries, boulangeries, pâtisseries, etc.), mais aussi pour l’alimentation du cheptel et la production animale Mme Blomberg a exprimé l’entière disponibilité du Groupe de la Banque à accompagner le projet et à soutenir sa mise en œuvre, au regard de l’impact escompté sur la sécurité alimentaire de la population. La Tunisie bénéficie d’appuis multiformes du Groupe de la Banque pour développer son secteur agricole. En octobre 2022, le Groupe de la Banque a approuvé un financement de 80 millions de dollars d’appui d’urgence à la sécurité alimentaire. Le Projet d’appui au développement inclusif et durable de la filière céréalière en Tunisie s’appuie sur cette expérience pour approfondir le partenariat entre le gouvernement tunisien et la Banque africaine de développement et soutenir la complémentarité avec l’intervention d’autres bailleurs de fonds, notamment la Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque mondiale. Celles-ci soutiennent la filière céréalière en Tunisie à travers le cofinancement du Projet d’appui au développement inclusif et durable de la filière céréalière en Tunisie.
Rwanda : la Banque africaine de développement investit 101 millions de dollars dans des réformes durables en matière d’eau et d’assainissement

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé un prêt de 101 millions de dollars pour financer le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement durables et résilients du Rwanda. Objectif : soutenir le secteur de l’eau et de l’assainissement au Rwanda. Le programme vise à améliorer la gouvernance de l’eau et de l’assainissement et l’accès aux services de base d’approvisionnement en eau et d’assainissement. Il renforcera également les cadres juridiques, politiques, institutionnels et réglementaires en matière de fourniture de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement de base. « Ce programme va profiter à plus de 13,2 millions de personnes au Rwanda, en leur fournissant un meilleur accès et un accès durable à l’eau potable et aux services d’assainissement. Il soutiendra également la gestion des ressources en eau, la réforme des politiques et l’amélioration de la gouvernance dans le secteur », a déclaré Osward Chanda, directeur du Département du développement de l’eau et de l’assainissement à la Banque, lors de la réunion du Conseil d’administration. Les ministères des Finances et de la Planification économique, des Infrastructures et de l’Environnement du Rwanda, Water and Sanitation Corporation Limited, le Rwanda Water Resources Board, et la Rwanda Utilities Regulatory Authority mettront en œuvre le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement durables et résilients du Rwanda à partir de cette année jusqu’en 2026. Le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement durables et résilients du Rwanda est le plus récent projet d’infrastructure soutenu par la Banque à travers le Département du développement de l’eau et de l’assainissement. La Banque vise à accélérer l’aspiration à long terme du Rwanda, de devenir une économie à revenu intermédiaire d’ici 2035, comme souligné dans sa Vision 2050. Le programme s’aligne également sur la stratégie pays 2022-2026 de la Banque pour le Rwanda et sur la stratégie décennale de la Banque (2013 – 2022, prolongée jusqu’en juin 2023) pour une croissance inclusive et une transition progressive vers une croissance verte. Il contribuera à trois des domaines prioritaires de la Banque, également appelés « High 5 » : « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », « nourrir l’Afrique » et « industrialiser l’Afrique ».
La Banque africaine de développement nomme Ousmane Fall au poste de directeur des opérations non souveraines et de l’appui au secteur privé

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé Ousmane Fall, de nationalité sénégalaise, au poste de directeur des opérations non souveraines et de l’appui au secteur privé, à compter du 1er août 2023. Ousmane Fall prend ses nouvelles fonctions fort de 17 ans d’expérience. Il a passé les quatre dernières années à la Société financière internationale (SFI, filiale du Groupe de la Banque mondiale), où il a assuré la direction stratégique de la planification nationale et du dialogue ministériel dans le domaine des infrastructures en Afrique. À la Société financière internationale, M. Fall s’est occupé de divers secteurs, à savoir l’eau, le traitement des déchets et l’assainissement, les transports et l’énergie, la logistique et les télécommunications. Il a également supervisé la mise en place de la plateforme de financement municipal pour l’Afrique subsaharienne. M. Fall a développé et exécuté le premier investissement en titres adossés à des actifs pour l’accès à l’énergie en Afrique, ainsi que les premiers investissements du secteur privé dans l’hydroélectricité et l’énergie solaire au Gabon et au Bénin. Il a également mis en place une stratégie de conversion du gaz à l’électricité pour le gouvernement sénégalais, ainsi que la première stratégie de financement municipal pour les villes de Dakar, Cotonou, Abidjan et Douala. Il a également mené des efforts de développement commercial dans toute l’Afrique, établissant de solides relations avec des clients du secteur privé, des gouvernements centraux et locaux, des villes et des entités souveraines sélectionnées sur le terrain. M. Fall a travaillé pendant 10 ans au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. Il a occupé plusieurs postes, notamment ceux de chef de division par intérim de la Division chargée de la stratégie et du soutien transactionnel, et de responsable de la Division des infrastructures non souveraines, fournissant d’importants services de conseil et un soutien transactionnel aux départements des opérations non souveraines. Il supervisait les responsables de projet dans des domaines tels que la conception de transactions liées à la dette et aux garanties, l’évaluation de la bancabilité des projets, la structuration du capital, le rehaussement de crédit des projets, l’effet de levier financier et la modélisation financière. Il a également été le fer de lance de la gestion des connaissances et de la formation sur les opérations non souveraines. Il a mis en place des modules sur les opérations non souveraines axés sur le financement de projets, les prêts aux entreprises, la modélisation financière, l’assistance technique, la gestion des relations avec les clients et les prises de participation. M. Fall a occupé avec succès le poste de chargé d’investissement, menant à bien des transactions historiques dans le secteur privé au sein de la Banque. Il a acquis une connaissance approfondie des marchés africains de la dette et des actions, des produits de garantie, des produits dérivés et des instruments de rehaussement de crédit. M. Fall a dirigé l’exécution des premières opérations non souveraines du Groupe de la Banque africaine de développement dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de l’éducation, ainsi que les premiers projets de dragage portuaire et de production d’électricité à partir du gaz. Il a également travaillé au sein du département du secteur public de la Banque, sur des projets solaires au Maroc, des projets hydroélectriques en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Cameroun et en Guinée, ainsi que sur d’autres projets de transport d’électricité au Nigéria et en Zambie. Il a également travaillé au sein du département des risques, où il a contribué à la définition et à la mise en œuvre du cadre d’adéquation des fonds propres et de la politique de gestion des risques de la Banque. Avant de rejoindre la Banque africaine de développement, M. Fall était banquier d’affaires au sein de la division des financements structurés de la Société Générale à Paris. Il est titulaire d’un Master of Science in Finance de l’INSEEC Business and Management School en France (2005). Commentant sa nomination, M. Fall a déclaré : « Je suis honoré et reconnaissant envers le président [Akinwumi] Adesina de m’avoir nommé à ce poste. Je me réjouis de travailler sous sa direction pour servir la première institution financière du continent dans sa vision ambitieuse de transformer le continent africain par le biais du secteur privé ». Le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, a déclaré : « Ousmane a fait ses preuves en matière de résultats dans les transactions du secteur privé. Il veillera à l’efficacité globale des opérations de la Banque dans le secteur privé, à travers la gestion efficace du portefeuille de projets et du portefeuille institutionnel dans le cadre des opérations non souveraines, ainsi que de l’appui aux départements initiateurs d’opérations non souveraines ».
La Banque africaine de développement va opérer une prise de participation de 11 millions de dollars dans BluePeak Private Capital Fund

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une prise de participation de 11 millions de dollars dans BluePeak Private Capital Fund, pour atteindre son objectif de 155 millions de dollars à la clôture finale. Cet investissement fait progresser l’objectif de la Banque de soutenir les entreprises de taille moyenne notamment dans les secteurs pharmaceutique, agroalimentaire, manufacturier et logistique, à travers l’Afrique. BluePeak, un fonds de capital privé phare domicilié au Luxembourg, fournira des capitaux de croissance à des entreprises de taille moyenne ayant le potentiel de devenir des leaders du marché panafricain. Le fonds s’efforcera d’apporter une valeur ajoutée aux entreprises de son portefeuille en favorisant leur expansion, leur recapitalisation et leur désendettement. Il devrait réaliser au moins huit investissements de 8 à 25 millions de dollars dans des entreprises dont la capacité de générer des flux de trésorerie est bien établie. Le portefeuille actuel d’investissements de BluePeak se répartit comme suit : 22 % dans l’agro-industrie, 22 % dans la production manufacturière et l’emballage, 12 % dans les produits pharmaceutiques, 12 % dans la fintech et les services financiers, et 11 % respectivement dans les technologies de l’information et les télécommunications, dans la logistique et dans l’immobilier commercial. BluePeak devrait attirer des investissements d’autres institutions de financement du développement. « L’engagement de la Banque africaine de développement en faveur de notre fonds phare est un signe fort de confiance dans notre stratégie de soutien aux entreprises à impact en Afrique. Les petites et moyennes entreprises (PME) africaines sont toujours confrontées à des difficultés de financement en raison de plusieurs revers macroéconomiques. BluePeak a été créé pour combler une partie de ce déficit de financement », a déclaré Walid Cherif, cofondateur de BluePeak Private Capital. La prise de participation de la Banque africaine de développement promet plusieurs avantages. Elle garantira l’adhésion du fonds aux meilleurs standards. En investissant dans BluePeak, la Banque africaine de développement soutiendra un gestionnaire de fonds local qui possède une solide connaissance des marchés africains et qui investira dans des petites et moyennes entreprises mal desservies. Les gestionnaires du fonds ont identifié des opportunités d’investissement dans toute l’Afrique, couvrant plus de 15 pays. La prise de participation de la Banque africaine de développement devrait contribuer à la création de 1 142 emplois à temps plein. Elle soutiendra la construction de 6 400 tours de télécommunication et une augmentation de la production de médicaments contre le paludisme, qui passera de 33 millions d’unités en 2022 à 75 millions d’unités en 2027. Dans la mesure où sept des entreprises du portefeuille opèrent dans des zones rurales, l’investissement profitera également aux femmes et à d’autres membres vulnérables des communautés, en particulier dans le domaine de l’agro-industrie. La stratégie d’investissement du Fonds BluePeak est alignée sur les cinq priorités opérationnelles de la Banque africaine de développement, les « High 5 », en particulier les priorités « industrialiser l’Afrique », « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique » et « nourrir l’Afrique ». La prise de participation contribuera à l’intégration africaine – aux niveaux continental et régional – par le biais de la promotion du secteur privé. L’investissement est également conforme aux priorités de la Banque africaine de développement en matière de développement du secteur privé grâce au soutien apporté aux petites et moyennes entreprises. En outre, il fera progresser la stratégie de la Banque visant à développer les capacités de fabrication de produits pharmaceutiques en Afrique.
Guinée : inauguration de la route Coyah-frontière de la Sierra Leone, construite avec l’appui de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne

Construite avec le soutien de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne, la route Coyah-frontière de la Sierra Leone a été inaugurée le 17 juin 2023, par le Premier ministre guinéen Bernard Gomou, en présence d’une délégation du bureau pays de la Banque africaine de développement, conduite par son responsable, Léandre Bassolé. Les ministres Gando Barry et Moussa Cissé, chargés respectivement des Infrastructures et des Travaux Publics, et de l’Économie et des Finances, et la cheffe de la délégation de l’Union européenne en Guinée Jolita Pons, étaient aussi présents à la cérémonie, qui s’est déroulée à Forécariah. Les infrastructures aménagées dans le cadre du Projet de reconstruction de la route Coyah-Farmoreah-frontière de la Sierra Leone concernent la route Coyah-Farmoréah-frontière de la Sierra Leone qui a été totalement reconstruite sur 75 kilomètres. À quoi s’ajoutent trois ponts construits sur un linéaire cumulé de 195 mètres. Des ouvrages d’assainissement (dalot, caniveaux et fossés) ont également été aménagés le long de la route ainsi que ses autres dépendances pour lui permettre de fonctionner pleinement . Le Premier ministre Bernard Gomou a souligné la vision des plus hautes autorités guinéennes : renforcer les relations économiques et les liens d’amitié entre la Guinée et les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. « Cela passe par la réalisation d’infrastructures de communication qui permettent la libre circulation des personnes et des biens à travers d’importants projets, à l’instar de celui que nous célébrons ce jour », a déclaré M. Gomou. « J’insiste sur l’entretien des infrastructures et j’instruis l’accélération de la mise en œuvre des autres projets du secteur des transports », a-t-il ajouté, exprimant sa reconnaissance à toutes les délégations mobilisées pour l’occasion. « La réalisation de ces différents travaux a permis de rendre la liaison Coyah-frontière de la Sierra Leone praticable. Ce qui contribue à améliorer significativement le niveau de service sur l’axe Conakry-Freetown », a déclaré M. Bassolé, ajoutant : « La réalisation de cette route a un impact positif sur les coûts de transport et les temps de parcours, ainsi que sur l’accessibilité aux services de base. Elle va contribuer à améliorer les conditions de vie des populations de la zone d’influence élargie du projet, qui couvre 11 % de la superficie des deux pays. » Saluant les efforts du gouvernement guinéen en faveur du développement des transports et l’excellente collaboration entre les différents partenaires mobilisés, M. Bassolé a souligné l’importance du projet dans le renforcement de la coopération et de l’intégration sous-régionales. Financé à hauteur de 86 millions de dollars américains par la Banque africaine de développement et l’Union européenne, le Projet de reconstruction de la route Coyah-Forécariah à la frontière de la Sierra Leone s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’intégration et des échanges sous-régionaux, qui mise sur la croissance des échanges entre la Guinée et la Sierra Leone.
Madagascar : la Banque africaine de développement et le gouvernement lancent un projet pour renforcer l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle dans le Sud du pays

Le gouvernement malgache et le bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement ont officiellement lancé le 13 juin 2023 à Fort-Dauphin (Sud de Madagascar), la première phase du Projet de pôle intégré de croissance agricole et agroindustrielle du sud de Madagascar. La cérémonie s’est déroulée en marge des Journées internationales des régions, organisées cette année, dans la région d’Anosy pour valoriser les potentialités régionales et promouvoir le partenariat pour le développement régional. D’un coût total de 19 millions de dollars américains, le projet vise à créer les conditions d’une amélioration des conditions de vie de la population et d’un renforcement de la résilience, outre préparer une deuxième phase. Objectifs : attirer les investissements publics et privés dans les filières porteuses de valeur ajoutée, à travers la transformation des produits agricoles et la fourniture d’intrants, et de prestation des services agricoles. « L’objectif final de la mise en œuvre de ce projet sera de contribuer à l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle et à la résilience de la population du Sud de Madagascar, notamment des régions Anosy et Androy face aux chocs climatiques », a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Harifidy Ramilison. Au total, six périmètres seront irrigués au cours de cette première phase, soit plus de 1 000 hectares, 160 autres hectares seront aménagés dans le cadre du programme « Titres verts » (visant à octroyer des titres fonciers aux paysans), outre la construction de trois forages à gros débit et à usage multiple et la réhabilitation de pistes de désenclavement des zones de production. Il est aussi prévu de poursuivre les études pour la mobilisation des ressources hydriques afin de mettre en valeur la riche plaine agricole d’Ambovombe. « Les activités du projet vont contribuer à accroître la production agricole, et à faciliter l’évacuation des récoltes pour être transformées dans les parcs agro-industriels qui vont être créés dans la deuxième phase du programme », a déclaré le responsable pays de la Banque Adam Amoumoun. « La production transformée pourrait être facilement acheminée au Port d’Ehoala, pour l’exportation. Elle pourra être également évacuée vers les marchés intérieurs du pays, à travers les routes qui seront bientôt construites, notamment la route nationale RNT12A en cours de réhabilitation, avec l’appui de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne et d’autres partenaires financiers, dans le cadre du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce ». Avant la cérémonie de lancement, plus de 40 personnes comprenant les équipes de gestion du projet et d’autres parties prenantes ont été formées trois jours durant sur les procédures de gestion des projets financés ou cofinancés par le Groupe de la Banque africaine de développement.
La Banque africaine de développement nomme M. Armand Nzeyimana au poste de directeur par intérim du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats

La Banque africaine de développement a nommé M. Armand Nzeyimana, de nationalité burundaise, au poste de directeur par intérim du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats, depuis le 1er mai 2023. M. Nzeyimana est un professionnel chevronné et orienté sur les résultats, totalisant plus de 30 années d’expérience et a été depuis novembre 2017, chef de la Division de l’appui à la prestation de services et de la mise en œuvre de la Banque. Il a joué un rôle déterminant dans le renforcement de la responsabilisation en matière de prestation de services et dans l’instauration d’une culture de la haute performance au sein de l’institution. Il a également mené des réformes institutionnelles essentielles incluant la révision de la structure des coûts et des mesures d’efficacité de la Banque. Pendant la période difficile de Covid-19, il a dirigé une équipe multidépartementale chargée de conseiller la haute direction sur les plans optimaux de mise en œuvre des opérations, dans le respect des limites prudentielles. Ces dernières années, il a été le fer de lance de l’appui de la Banque aux unités gouvernementales de prestation de services et de la création du réseau africain des unités de prestation de services, une plateforme de partage des connaissances, d’expériences et d’expertise entre les unités de prestation de services établies sur le continent. Avant de rejoindre la Banque, M. Nzeyimana a occupé divers postes au sein d’institutions multilatérales de développement et d’ONG internationales en Afrique et dans les Caraïbes, dirigeant depuis 1989 des activités de contrôle financier, d’efficacité organisationnelle et de gestion de la performance. M. Nzeyimana est titulaire d’un Master of Business Administration en finance de la Western Michigan University (1993) et d’une licence en finance et comptabilité de l’École des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montréal (1988). Commentant sa nomination, M. Nzeyimana a déclaré : « Je suis très honoré de l’occasion qui m’est donnée de diriger la formidable équipe du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats au cours de cette période d’intérim. Je suis très reconnaissant au président Adesina pour la confiance accordée en me nommant à ce poste. Je me réjouis de travailler sous la direction de la vice-présidente principale avec des collègues talentueux partout au sein de la Banque pour améliorer et accélérer les résultats de la Banque en matière de développement pour un continent plus résilient, inclusif et prospère ».