Congo Brazzaville/La désormais ex-députée Princesse Mouangassa. Le Pct a t-il laissé tomber « son » pot de fleur?

Congo Brazzaville/La désormais ex-députée Princesse Mouangassa. Le Pct a t-il laissé tomber « son » pot de fleur?

OPINION. En se faisant défenestrer de « son » poste de députée à l’assemblée nationale, au terme du contentieux électoral qui l’opposait à son challenger Alban Kaki, Princesse Mouangassa a été ramenée à la réalité des urnes. De 61,02% à 32,52%? La marge de tricherie, pardon d »ERREUR » découverte, après recomptage des voix par la Cour constitutionnelle, crève les yeux. La Cour constitutionnelle, souvent accusée à tort ou à raison par l’opposition congolaise, de rouler pour les candidats du parti dominant, a donc répondu aux desiderata, on l’imagine, de ceux que l’on appelle à Brazzaville  » faiseurs de roi »? Une question qui vaut son pesant d’or dans un environnement politique dominé par le pct, qui tient entre ses mains tous les leviers des pouvoirs institutionnels. Pourquoi donc Princesse Mouangassa, et pas d’autres candidats du pct, accusés, comme elle par leurs adversaires politiques, d’avoir parfois triché sous la lumière du soleil pour se faire élire député ? Et pourtant Isidore Mvouba, Esther Ayissou, deux membres du bureau politique du pct au pouvoir, sont allés lui prêter main forte lors du dernier meeting sanctionnant le deuxième tour des législatives 22. Il semble, selon certaines indiscrétions, que Mouangassa, par ses attitudes désinvoltes, abrutes et sa manière de s’afficher » via réseaux sociaux façon-façon » , comme on dit français de la rue au Cameroun, ait donné l’impression à ceux qui l’ont mandatée, d’être une jeune et belle dame aux mœurs légères. Attention. Les apparences sont parfois trompeuses. S’il est vrai que ses camarades politiques du pct se sont rendus compte (tardivement?) du manque de valeurs intrinsèques de leur candidate, simple pot de fleur dont ils ont voulu se servir pour orner l’assemblée nationale, comment Mouangassa est donc arrivée à se faire investir? Un manque de tact qui remet au goût du jour la rectitude morale et la culture générale de qualité dont doit disposer un homme ou femme politique de premier rang. Des Mouangassa élues sur la base d’un calcul arithmétique biaisé, il y en a plein à l’hémicycle. Des Mouangassa sans background, il y en a au sein de l’exécutif, des Mouangassa sans culture générale de qualité, il y en a plein chez des anciens agitateurs politiques devenus de « grands responsables politiques au Congo », fait observer un analyste du landerneau politique national. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier Brazzaville.

Centrafrique : la CPS annonce l’arrestation d’un commandant des Faca pour crimes contre l’humanité

Centrafrique : la CPS annonce l’arrestation d’un commandant des Faca pour crimes contre l’humanité

Une semaine après l’arrestation de Vianney Semdiro, la Cour pénale spéciale (CPS) a publié, ce vendredi 30 septembre 2022, un communiqué pour annoncer sa mise en examen. Cet officier des Forces armées centrafricaines (Faca) est poursuivi par la CPS pour crimes présumés contre l’humanité. Une satisfaction pour les organisations de défense des droits de l’Homme. Selon un communiqué de presse de la Cour pénale spéciale, rendu public ce vendredi 30 septembre 2022, Vianney Semndiro, officier supérieur des Forces armées centrafricaines, est inculpé pour crimes contre l’humanité. Il est soupçonné de meurtres, disparitions forcées commis entre 2009 et 2013 à Bossembélé dans l’Ombella-Mpoko. Interpellé le 23 septembre 2022 suite à un mandat de la Cour pénale spéciale, tribunal hybride chargé de juger les crimes commis sur le territoire centrafricain depuis 2013, cet officier, ancien proche de l’ex président François Bozizé, est mis en examen, le lundi 26 septembre et détenu dans une prison de la capitale centrafricaine. Les faits reprochés à ce gradé des Faca remontent entre 2009 et 2013. Vianney Semndiro aurait détenu arbitrairement, exécuté et torturé des prisonniers alors qu’il était à la tête de la prison de Bossembélé, située à 157 Km au Nord-ouest de Bangui. Il rejoint ainsi la longue liste des personnes arrêtées et écrouées par la Cour pour des graves crimes en lien avec la crise militaro-politique en République centrafricaine. Une arrestation saluée par Amnesty international. « Nous sommes satisfaits que la CPS s’intéresse à ces faits » « Depuis des années, Amnesty international avait travaillé sur de graves violations des droits de l’Homme qui s’étaient déroulées dans des lieux de détention dans la ville de Bossembélé. Parmi les faits documentés, on note des détentions arbitraires en violation de toutes les règles. Des personnes battues, torturées et certaines exécutées. Dans ce cadre, nous sommes satisfaits que la CPS s’intéresse à ces faits » s’est réjoui Abdoulaye Diarra, chercheur Afrique centrale et Afrique de l’Est à Amnesty international. L’arrestation de Vianney Semndiro intervient alors que le verdict de la Cour pénale spéciale sur le procès du massacre de près de 40 civils en mai 2019 à Koundjili et Lemouna dans l’Ouham-Pendé est attendue le 31 octobre 2022.

Coup d’État au Burkina Faso: l’ambassade de France à Ouagadougou attaquée

Coup d’État au Burkina Faso: l’ambassade de France à Ouagadougou attaquée

Des manifestants ont pris pour cible l’ambassade de France à Ouagadougou où un incendie a été allumé alors que la façade du bâtiment a été vandalisée, selon plusieurs témoignages et vidéos publiés samedi soir sur les réseaux sociaux. Ces scènes de saccage font suite au coup d’État perpétré la veille par des putschistes accusant la France d’abriter le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba dans une de ses bases militaires. Après avoir tenté de briser les vitres et d’enfoncer les portes blindées, les manifestants ont finalement allumé un feu sur la façade du bâtiment diplomatique. Selon le media « ISI Africa », des coups de feu auraient été entendus mais aucune confirmation n’a pu être obtenue à ce stade. Plus tôt dans la journée, la diplomatie française avait nié tout implication dans les événements intervenus au Burkina Faso… Lire la suite sur AA

Italie. Giorgia Meloni est elle dangereuse?

Italie. Giorgia Meloni est elle dangereuse?

OPINION. Repérer un discours fasciste en 3 points c’est simple: D’abord il y a (1) Le mythe du passé idéal. Avant, racontent-ils, c’était génial, nous étions un peuple grand, fort et suffisant. Le passé est réinventé, sublimé. Pour les panafricanistes on était des pharaons, pour les italiens chacun est un romain antique, Hitler inventa les aryens etc. Ensuite, vient (2) La corruption par un ennemi invisible. Le colonisateur, l’immigré, les américains, la technologie, le progrès, les juifs… Tout peut être accusé de nous affaiblir, de nous diminuer. L’autre, la nouveauté ou le plus fort. Et enfin, (3) il faut tout casser. il s’offre à eux deux options: a- L’urgence d’un régime fort, qui nécessite de confier les pleins pouvoirs à une seule personne. Le putschiste, le radical, le mollah, l’élu mystique… C’est la dictature qu’il nous faut. C’est Mussolini, Hitler, mais aussi le régime iranien ou les putschistes actuels en Afrique. Ou bien b- On va tout faire « par nous-mêmes », le pouvoir dans la rue etc. Ici on ne désigne pas le responsable mais on s’ouvre à tous les influenceurs: c’est l’anarchie. Comme les tentatives de théocraties qui sont en train de secouer le monde musulman et terrassent la Somalie depuis 30 ans. Meloni comme les extrêmes droites modernes m’a l’air plus complexe dans sa finalité. Même Marine Le Pen reste très floue. Ce n’est plus l’extrême droite d’hier ou la prise du pouvoir par la force était au programme, mais la mort de la démocratie y reste inscrite. Comme en Hongrie chez Victor Orban, ou dans la Turquie de Erdogan. Ils semblent accepter le jeu, mais leur ADN fait qu’ils doivent tuer la démocratie pour que leur programme vive. Cette obligation d’avancer masqué est ce qui les rend encore plus dangereux. Mais au final je crois que tant que cette porte est fermée, les gens penseront qu’on leur cache du bonheur derrière et ils auront envie de l’ouvrir. Il faudrait peut être laisser ces extrémistes arriver au pouvoir pour casser le mythe et qu’on passe à autre chose. Les dégâts seront immenses, donc il faudra avoir bien verrouillé la démocratie avant. Par Hervé Mahicka

Congo Brazzaville/Vers la fin d’une génération. Maître Jean Martin Mbemba tel que je le connais

Congo Brazzaville/Vers la fin d’une génération. Maître Jean Martin Mbemba tel que je le connais

TEMOIGNAGE. Esprit universel, avocat international d’une dimension respectable, pamphlétaire notoire, défenseur des droits de l’homme et de la justice sociale…On ne saurait trouver assez de mots pour qualifier Jean Martin Mbemba. Assurément, l’ancien ministre d’état, ministre de la justice, garde des Sceaux, sous Sassou 2, mérite une reconnaissance de son vivant. Je n’attendrai pas sa mort pour lui rendre hommage. Tous les préjugés tombent quand on rencontre celui qui a été le seul avocat africain à avoir defendu le naziste Klaus Barbie. Ancien avocat de Gbagbo, Nicolas Tiengaye, le bâtonnier camerounais Yondo Black, Abdoulaye Wade… « Je n’ ai pas hésité de souffler à l’oreille de ce dernier, lors de son sejour à Brazzaville, monsieur le président, vous me devez encore des honoraires. On a tous les deux éclaté de rire », s’en souvenait Mbemba, au cours de nos différentes conversations. L’homme pétillant d’intelligence aussi bien en public qu’en privé est nanti d’un carnet d’adresses impressionnant. À son domicile du quartier résidentiel du centre ville de Brazzaville(à l’époque), je n’avais pas besoin d’y montrer patte blanche. Le puissant ministre de la justice m’avait quasiment adopté. Notre première rencontre s’est faite en 2003 lorsqu’il m’avait fait chercher pour lui parler en profondeur de l’affaire Humberto Brada. En ma qualité de correspondant de Jeune Afrique Économie, j’enquêtais sur cette société qui remunerait ses épargnants au taux mirobolant de 30%, en sus du dépôt initial, au bout de 45 jours. Je dus lui donner quelques détails sur la double identité congolaise de Kinshasa et angolaise, avec différents noms, du pdg du groupe éponyme salu humberto brada… Est-ce pourquoi le ministre de la justice avait remercié quelques membres de son cabinet le lendemain, notamment son directeur de cabinet? Je revoyais, à chacune de nos rencontres, l’image de l’avocat remarquable lors du procès dit  » pose des bombes à Maya Maya et au cinéma star ». Procès au cours duquel maîtres Senghor, Julienne Ondziel, Martin Mbemba…, ont fait montre de leurs qualités intrinsèques pour défendre Thystere Tchicaya, Ndalla « Graille », Biapandou Daniel, Kembissila et le français Buissou. Homme de grande culture, Mbemba est plein d’anecdotes et histoires amusantes. On ne perd jamais du temps à l’écouter. Quelques morceaux choisis: « Le président m’a chargé de faire le tour des pays africains pour préparer le sommet de la francophonie à Brazzaville…Sommet auquel devaient prendre part son secrétaire général Abdou Diouf et le président français Jacques Chirac. Stratégiquement, me confiait-il, j’ai commencé par l’Afrique centrale, précisément à Yaoundé. J’ai trouvé la bonne formule pour faire venir Paul Biya, à qui j’ai dit: » vous êtes tant respecté en Afrique, monsieur le président, que je préfère commencer par vous, avant de me rendre chez Bongo… » Flatté par ces mots très diplomatiques et aimables, Biya esquissa un sourire et me pria de transmettre ses sincères remerciements à Denis Sassou Nguesso, avant de dire, d’une voix douce, je serai là, à Brazzaville ». Le président camerounais, reconnu harpagon, lui a même offert une enveloppe… À son retour du Cameroun, Martin Mbemba me tendit le quotidien Le Messager, proche de l’opposition camerounaise, dans lequel il avait été tant marqué par la qualité d’un article sur le droit international humanitaire, écrit par le docteur jurisconsulte Shanda Tonmé. Le ministre me recommanda, moyens financiers à l’appui, de le mettre en contact avec l’auteur de cet article. Qui a finalement été invité à Brazzaville à l’occasion du sommet de la francophonie. L’autre anecdote concerne feu le président Omar Bongo Ondimba. En pleine effervescence politique des années 90, le président gabonais fait face à une fronde entretenue par ses opposants. Parmi eux, un avocat tant redouté par lui. Sur ces entrefaites, le président gabonais me fit venir à Libreville », me confia t-il, sourire en coin. » À mon entrée au Palais du Bord de Mer, poursuit Martin Mbemba, Bongo s’adressa à moi en langue maternelle Téké pour me dire:  » Il n’ y a que toi pour me sauver. Ton ami et confrère avocat est celui qui me dérange le plus ici. Essaie de lui dire que nous n’allons pas oublier que le Gabon est notre bien commun. Pendant que nous devisions, le président me dit en patois: où est ton sac(pendant qu’il semblait pousser du pied un « nguiri »…? Rires. Homme de grande culture, Mbemba peut te parler du Psg, Barça, Manu Dibango, Zaiko, Youssou Ndour, Mitterand, Bill Clinton, de grands écrivains et journalistes africains… En ce qui concerne le Congo, il ne cachait pas son opposition au changement de la constitution de 2002 .  » En ma qualité de ministre de la justice pendant la période post conflit, m’expliquait-il avec regret, j’avais posé la question du verrou sur les mandats au constitutionnaliste beninois qui s’est chargé de sa rédaction. C’était au cours d’une réunion à huis clos. Les gens ont émis un avis contraire au mien… ». Aujourd’hui en exil en France, à la suite de sa condamnation par contumace prononcée en son encontre, Jean Martin Mbemba pourra t-il bénéficier de la grâce présidentielle tout autant que Kolélas, Yhombi, Ntumi…? Vaudrait mieux qu’il vive ses vieux jours au Congo qu’en France. Claude Ernest Ndalla aussi. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier

Guinée. Le procès tant attendu

Guinée. Le procès tant attendu

OPINION. Après avoir été anéantis par le déluge, NOUS (Africains) sommes en quête permanente d’un MESSIE depuis des lustres. Le premier NE… qui crie PLUS fort que les autres est érigé en HEROS, même s’il brasse du VENT. Les discours et la propagande sont certes des armes de guerre, mais AUCUN peuple n’a JAMAIS remporté une VICTOIRE en usant uniquement du VERBE. Les déclarations INTEMPESTIVES du capitaine MOUSSA DADIS CAMARA (photo ci-jointe) ont irradié la TOILE et été acclamées par de nombreux AFRICAINS pendant son règne éphémère. Voir cet ancien officier à la barre est la preuve qu’il n’existe pas d’HOMME FORT ». Je suis avec un intérêt particulier le procès du MASSACRE qui s’est déroulé à CONAKRY, le 28 septembre 2009. Il est riche d’enseignements. Les accusés (tous des militaires), qui hier se sentaient puissants et invulnérables, ont troqué leurs treillis contre un boubou ordinaire. Tous m’ont apparu ETEINT devant le juge donnant parfois l’impression d’être des MOINES. Il faut tout de même reconnaître que le capitaine MOUSSA DADIS CAMARA est un VRAI soldat du fait d’avoir toujours voulu répondre à la JUSTICE de son pays, alors qu’il bénéficiait d’un traitement de FAVEUR au BURKINA FASO, son pays d’exil. Sous le règne d’ALPHA CONDE, il avait manifesté sa volonté de se rendre en GUINEE. Son avion fut empêché d’y atterrir. Je reste convaincu que le capitaine MOUSSA DADIS CAMARA ne fut pas le commanditaire de ce MASSACRE. Celui-ci fut plutôt planifié par les services secrets d’une puissance étrangère pour se débarrasser de lui. Ses FANFARONNADES commençaient à exaspérer un bon nombre de dirigeants et de diplomates. Enivré par sa POPULARITE et mal conseillé, le capitaine MOUSSA DADIS CAMARA tomba bêtement dans le piège, alors que l’annonce d’un chronogramme électoral lui aurait ouvert GRANDEMENT les portes du palais présidentiel plus tard. Que la VERITE éclate enfin et que le DROIT soit dit pour soulager les survivants et les familles de victimes. Par Nysymb Lascony

RD Congo. Août 1998 et septembre 2022 : Ces étranges parallèles…

RD Congo. Août 1998 et septembre 2022 : Ces étranges parallèles…

TRIBUNE. 1. Tout commença par le double visage et la double obédience de nombreux officiels du gouvernement et des officiers de FARDC qui prétendaient œuvrer sous la bannière congolaise mais qui en réalité étaient constamment en pleine intelligence avec Kigali. La situation n’ayant jamais changé concernant des infiltrations massives de cette armée, des rumeurs persistantes courent cette semaine sur des voix discordantes d’une bonne partie de la haute hiérarchie des FARDC qui aura déjà tourné le dos à son Commandant suprême pour travailler en intelligence avec le camp ennemi. 2. Lors de la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila en mai 1997, beaucoup de congolais dont moi-même étaient sceptiques vis-à-vis des agendas cachés de ses alliés étrangers avec qui il avait signé seul ( sans l’aval du peuple congolais) des alliances contreproductives à l’intérêt national. Notre scepticisme se trouvera fondé lorsque une année plus tard nous assisterons une année au départ massif vers Kigali en juillet 1998 de hauts dignitaires de l’AFDL, pourtant détenteurs de passeport congolais et occupant de hauts postes au gouvernement congolais et au sein de l’armée nationale. En 2019, nous avons été nombreux à sonner l’alarme sur la dangerosité du deal contre-nature que le nouveau président Tshisekedi venait de signer avec Joseph Kabila compris par tous les analystes comme cheval de Troie de Kigali. L’histoire finira par nous donner raison car le même phénomène de transhumance semble s’observer cette semaine en cours avec le départ de Kinshasa des officiers de haut rang des FARDC qui, via un vol par l’Ouganda, ont rejoint les M23 à Bunagana. 3. Contrairement au 2 août 1998 où une opération aéroportée avait quitté Goma pour Moanda où débarquèrent des bataillons entiers mélangés de militaires rwandais et congolais, cette fois-ci cette opération n’aura plus lieu comme jadis pour la simple raison que des pelotons des militaires ennemis sont déjà présents en grand nombre et dans la capitale congolaise et autour de la capitale. Ils ont tout simplement modifié leur stratégie de conquête. Arrivée depuis 2003 par vagues successives via les opérations de brassage et de mixage militaire puis en 2017 sous la casquette des éleveurs de vaches, cette dernière opération d’infiltration militaire se révèlera trop voyante et soulèvera une grande vague d’indignation. Les vaches auraient dès lors disparu de la circulation et il a été mise en place une autre stratégie de conquête et d’occupation par achat ( avec la complicité des officiels congolais) de milliers d’hectares de terre dans le Bandundu, au Kongo Central et au Congo Brazzaville voisin pour pouvoir “encercler” la capitale kinoise, le siège du pouvoir congolais en vue de la prendre comme un fruit mûr au jour J. Dans ces terres achetées ou durant leur clandestinité tant dans des villages que dans des agglomérations, ces infiltrés y ont entre-temps pris femmes et acheté des complicités locales pour pouvoir se camoufler et y signer des contrats sociaux par alliances matrimoniales. Mélangés aux autochtones par l’achat de leur terre et de leurs filles, ils envisagent ainsi pouvoir s’implanter dans la durée tout comme ils croient par là mieux se camoufler dans la masse, attendant l’ordre d’en haut pour passer à l’assaut final. 4. Quand l’opération fut lancée en 1998 sous la bannière de Rassemblement Congolais pour la Démocratie ( RCD) – une création Rwandaise avec cap sur Kinshasa-, les colonnes des militaires progressaient facilement vers la capitale sans avoir pris en compte la donne de la résistance congolaise qui avait entrepris la chasse à l’homme pour dénicher les infiltrés. Les nombreuses images qui inondent la toile cette semaine en cours avec la chasse aux mercenaires déguisés en fous, aux caches d’armes automatiques et des fusils d’assaut aux bordures d’aéroport ou encore la mise à nu de ces habitations servant de cachettes à des escadrons de la mort en pleine ville de Kinshasa sont la preuve du réveil de la vigilance des kinois qui ont pris la situation en main pour traquer l’ennemi sur leur territoire. Là où l’armée et la police ont failli, la résistance populaire se mobilise et se montre déjà intraitable et imprenable. 5. Le point focal commun de la marche des colonnes militaires rwandaises vers Kinshasa en 1998 tout comme en 2022 concerne directement le renversement du pouvoir à Kinshasa pour prendre contrôle de tout le pays de Lumumba. En 1998 Goma ne les intéressait plus. Ils voulaient tout le Congo. En 2022, Bunagana ne leur suffit plus, ils veulent contrôler tout le territoire national en renversant le président en place. L’histoire nous enseigne hélas qu’ils réussiront à éliminer Mzee Kabila. Pour l’instant aucun congolais ne sait dire si le crime est en voie de se répéter en 2022… Je conclus ce post par cet adage congolais: “ Omoni ndoki, belela “. Comprenne qui pourra! Par Germain Nzinga

Maroc. La décélération de l’économie nationale se poursuit au deuxième trimestre

Maroc. La décélération de l’économie nationale se poursuit au deuxième trimestre

Mauvaise posture. Selon les récentes données publiées par le Haut-commissariat au plan (HCP), la décélération de l’économie nationale s’est poursuivie au deuxième trimestre 2022. «L’arrêté des comptes nationaux du deuxième trimestre 2022 fait ressortir un net ralentissement de la croissance de l’économie nationale se situant à 2% au lieu de 14,2% durant le même trimestre de l’année précédente », a annoncé le Haut-commissariat qui tient compte de la hausse de 5,3% des impôts sur les produits nets des subventions. Dans une note d’information relative aux comptes nationaux du deuxième trimestre de l’année 2022, l’organisme public fait état de ce que les activités non agricoles ont affiché une augmentation de 4,2% durant le deuxième trimestre 2022 au lieu de 13,3% le même trimestre de l’année précédente. Les activités du secteur agricole ont pour leur part accusé une baisse de 15,5% au lieu d’une hausse de 17,5%, a ajouté le Haut-commissariat de même source.Cette croissance, tirée par la demande intérieure, «a été réalisée dans un contexte d’une forte inflation et d’une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale», a expliqué l’institution . Dans le détail, il ressort des nouvelles  analyses que la valeur ajoutée du secteur primaire en volume corrigée des variations saisonnières, s’est contractée de 16% au deuxième trimestre 2022, après avoir enregistré une hausse de 18,3% le même trimestre de l’année précédente. Le Haut-commissariat attribue ce recul à « la baisse de la valeur ajoutée de l’agriculture de 15,5% au lieu d’une hausse de 17,5% et de celle de la pêche de 23,4% au lieu d’une hausse de 36,9%».La situation s’est aussi dégradée au niveau du secteur secondaire où la valeur ajoutée, en volume, a connu un net ralentissement de son taux d’accroissement passant de 17,3% durant le même trimestre de l’année précédente à 1,5%. Cette baisse considérable résulte du ralentissement du rythme d’accroissement des valeurs ajoutées des industries manufacturières à 2,3% au lieu de 20,2%, de «Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets» (2% au lieu de 14,6%), du bâtiment et travaux publics (1,7% au lieu d’une hausse de 16,9%) et de la baisse de celle de l’industrie d’extraction (7,8% au lieu de 0,6%). Egalement touchée par ces baisses, «la valeur ajoutée du secteur tertiaire a  enregistré un ralentissement de son taux d’accroissement passant de 11,2% le même trimestre de l’année précédente à 6,1%», a relevé le HCP dans sa note d’information.Selon ses explications, ce ralentissement a été le résultat de la hausse des valeurs ajoutées des services rendus par l’Administration publique générale et la sécurité sociale de 5,6% au lieu de 4,3%, services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (4,3% au lieu de 2,8%) et de l’information et communication (1,3% au lieu d’une baisse de 0,5). Après analyse, il ressort que ce repli s’explique également par le ralentissement des valeurs ajoutées de l’hébergement et restauration à 50,3% au lieu de 86,4%, des transports et entreposage (10,8% au lieu de 42,6%), du commerce et réparation véhicules (4% au lieu de 17,6%), de la recherche et développement et services rendus aux entreprises (3,2% au lieu de 24,5%) ainsi que des services immobiliers à 1,5% au lieu de 3%. Il est à noter qu’aux prix courants, le PIB a connu un net ralentissement à 6,9% au lieu de 16,5% une année auparavant, dégageant ainsi une augmentation du niveau général des prix de 4,9% au lieu de 2,3%. Des analyses du HCP, il ressort en outre que « la demande intérieure a affiché un net ralentissement passant de 10% durant le même trimestre de l’année précédente à 2%, contribuant ainsi pour 2,2 points à la croissance économique nationale au lieu de 11,3 points ». En conséquence, les dépenses de consommation finale des ménages ont connu un net ralentissement de leur taux d’accroissement qui est passé de 13,6% au deuxième trimestre 2021 à 3,2%  avec une contribution à la croissance de 1,7 points au lieu de 7,4 points.Dans a note d’information, le HCP nous apprend aussi que la consommation finale des administrations publiques a affiché une hausse de 6,7% au lieu de 5,5%, alors que l’investissement brut a en revanche connu une baisse de 2,4% au lieu d’une hausse de 7,3% une année auparavant. Quant aux échanges extérieurs de biens et services en volume, les exportations comme les importations ont enregistré de fortes hausses durant le deuxième trimestre 2022. En effet, il ressort des données recueillies que les exportations de biens et services ont bondi de 36,4% au lieu de 22,4% à la même période de l’année écoulée, tandis que les importations ont affiché une hausse de 28,7% au lieu de 8,3%. C’est ainsi que « les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance, se situant à 0,2 point au lieu d’une contribution positive de 2,9 points durant le deuxième trimestre 2021 », en a déduit le HCP dans sa note. Alain Bouithy