Maroc. Les nouvelles technologies stimulent l’apprentissage de la lecture

Maroc. Les nouvelles technologies stimulent l’apprentissage de la lecture

La combinaison entre l’enseignement expérientiel et l’utilisation des technologies de classe peut offrir une expérience éducative efficace notamment dans le processus d’apprentissage de la lecture, ont souligné les experts en éducation Dr. Mohammed Elmeski et Dr. Majda Brabije, lors d’une table ronde qui s’est tenue récemment à la Médiathèque de la Fondation de la Mosquée Hassan II, à Casablanca. Commentant les résultats de l’étude menée par Epson Maroc au niveau des établissements du primaire des douze régions du Royaume et présentés à cette occasion, Dr. Mohammed Elmeski a indiqué que la majorité des enseignants sondés (71%) ont qualifié de plus efficace l’enseignement hybride. Selon cet expert international de la réforme des systèmes éducatifs et de l’évaluation des programmes, 88% des enseignants du primaire interrogés ont soutenu que les activités expérientielles stimulent la curiosité et l’imagination à travers des jeux de rôle et un environnement riche en littératie. Au cours de cette rencontre, organisée par Epson Maroc et placée sous la thématique «Approches hybrides et expérientielles dans l’apprentissage de la lecture», il a été rappelé qu’en dépit du fait qu’elle a perturbé le fonctionnement des écoles et déstabilisé les méthodes d’enseignement et les pratiques pédagogiques, la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 a cependant « ouvert la voie à des opportunités où technologie et éducation se conjuguent pour donner lieu à un système hybride alliant innovation et efficacité». L’enquête, qui entendait explorer les nouvelles possibilités offertes par les nouvelles technologies et dresser un état des lieux, notamment en termes de ressources et outils technologiques mis en place pour l’apprentissage de la lecture, a en outre révélé que près de 88% des enseignants jugent la disponibilité de la bibliothèque et des manuels scolaires d’une extrême importance. On y apprend par ailleurs que près de 80% des enseignants confient qu’une imprimante est un outil indispensable en classe pour la production de supports pédagogiques. Ces derniers affirment qu’il permet aux élèves d’acquérir les compétences en lecture à travers des exercices de découpage, coloriage ou d’activités d’illustration sur les tableaux d’ancrage ou autres supports, rapporte Dr Mohammed Elmeski qui a mené cette enquête. Si près de 60% d’entre eux estiment que l’utilisation d’un vidéoprojecteur est importante dans l’assimilation des mêmes compétences, plusieurs enseignants ont soutenu que la progression en lecture n’est pas une simple fonction d’accès à un livre ou un espace de lecture. Ainsi, comme l’a souligné l’ancien chercheur principal aux American Institutes for Research et coprésident de l’édition 2020 du Congrès international pour l’efficacité et l’amélioration des écoles, «il est essentiel de tirer parti de tous les soutiens familiaux, communautaires et scolaires pour combler l’écart entre les quelques enfants qui maîtrisent la lecture et les autres qui peuvent à peine lire une phrase correctement en sixième». Selon Dr Mohammed Elmeski, qui a obtenu son doctorat en éducation comparée, développement international et en évaluation de programmes à l’Université du Minnesota (USA), l’« objectif ultime est de construire des écosystèmes plus inclusifs où chacun a la chance d’apprendre, et où les outils en place sont sélectionnés parce qu’ils représentent une valeur ajoutée pour les apprenants, et non pas parce que c’est tout ce qu’il y a au menu». Pour l’expert international dont la participation à cette table ronde s’inscrit dans l’effort national et international de la promotion de la lecture et particulièrement de l’équité dans la lecture, cela s’appelle tout simplement «passer d’un apprentissage par coïncidence à un apprentissage de qualité par design», a-t-il indiqué relevant qu’une des priorités de la réforme de l’éducation nationale demeure la maîtrise des compétences en lecture. Dans le registre des préoccupations, on retiendra que l’enquête a révélé que seuls 27% des enseignants sondés déclarent avoir une bibliothèque appropriée et environ 30% confirment la disponibilité d’une imprimante. S’exprimant à son tour, Dr Majda Brabije a d’emblée tenu à rassurer l’assistance sur le fait que les problèmes soulevés dans le domaine de l’apprentissage et le retard observé au niveau national sur certaines questions en lien avec ce secteur ne sont pas une réalité propre au Maroc. Cela étant dit, s’il est admis que la crise mondiale des apprentissages compromet les chances de réussite, l’enseignante chercheure et experte internationale en éducation et développement des compétences, a insisté sur le fait que « la lecture est une compétence particulièrement importante à maîtriser, comme l’a souligné la Banque mondiale en 2019». Pour la neuroformatrice, arrivée 9ème au niveau mondial et première en Afrique et dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) lors du championnat du monde de lecture rapide et de Mind mapping, il ne fait aucun doute qu’«elle élargit le champ des possibles et constitue le socle sur lequel tous les autres apprentissages viendront s’ancrer». Saluant l’effort qui a été fourni pour réunir ce panel d’experts autour d’une «bonne cause», à savoir l’apprentissage de la lecture, Dr Majda Brabije a souligné que cette problématique constitue un défi majeur du 21ème siècle pour plusieurs pays et que «la crise mondiale des apprentissages compromet les chances de réussite». Aussi, la tenue de cette table ronde a permis de comprendre qu’on est face à «une compétence clef à développer, parce que c’est le socle sur lequel se bâtit le reste des apprentissages. C’est aussi une sorte de pont entre les différentes nations», a-t-elle conclu. Il est à noter que les résultats d’une autre enquête menée également par Epson auprès de 3.460 personnes travaillant dans le secteur de l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, rejoint le constat selon lequel l’apprentissage est un processus socio-constructif qui se nourrit de l’interaction et la diversification des ressources disponibles et où la technologie a le potentiel d’offrir d’immenses possibilités. Cette autre étude a clairement montré que la pression s’accentue pour une meilleure offre technologique dans les écoles. En ce qui concerne le Maroc, l’étude révèle que 70% des personnes sondées soutiennent que l’un des éléments clés du bon fonctionnement d’un environnement d’enseignement hybride est une utilisation accrue de la technologie numérique. Les résultats de l’enquête montrent que 84% d’entre elles estiment que les étudiants s’attendent à des niveaux d’utilisation

RD Congo. Les trois catégories des Balubas

RD Congo. Les trois catégories des Balubas

OPINION. Chaque fois que je parle du bilan terriblement calamiteux de Félix Tshisekedi et du soutien qu’il continue de recevoir de ses frères de tribu et de clan, des compatriotes Lubas réagissent en disant que « tous les Balubas ne soutiennent pas Félix ». C’est vrai, et il serait malhonnête de prétendre le contraire. Mais reste que la grande majorité de nos compatriotes Lubas, de mon point de vue, soutient Tshisekedi par affinité tribale. En analysant leur comportement et façon de faire, on peut les subdiviser en trois grandes catégories : – Les Balubas « purs et durs »: ils constituent plus ou moins 55% de tous les Balubas. Ils sont tribalistes (dans le sens péjoratif du terme), politiquement intolérants et socialement insupportables. Prisonniers de certaines tares culturelles, ils pensent tribu avant de penser République. Ce sont les soutiens indéfectibles de la famille Tshisekedi, Félix étant le gourou du groupe tribal en remplacement du défunt Étienne Tshisekedi. L’autre particularité de cette catégorie des Balubas, c’est la manipulation et l’hypocrisie érigées en mode de socialisation, ainsi que l’ubwenge et la victimisation, rappelant, à quelques nuances près, les extrémistes tutsis du Rwanda arrivés sur les « Mille collines » dans le fourgon du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame. – Les Balubas « Mi-fugue, mi-raisin » : constituant plus ou moins 25% de tous les Balubas, ils sont régionalistes sans nécessairement être des tribalistes endurcis. Ils soutiennent les Tshisekedi sans nécessairement faire de Félix Tshisekedi un gourou. Ils peuvent même le critiquer à certaines occasions, généralement à bas bruit. En effet, il est rare de les voir critiquer ouvertement le pouvoir en place en dépit de son caractère problématique. Ils se gardent de le faire pour ne pas s’attirer les foudres de la frange extrémiste que j’ai surnommée « Talibans » en 2012. Cette catégorie des Balubas a la particularité de ne pas être extrémiste. Ces compatriotes sont généralement tolérants et peuvent tenir un débat sans verser dans l’extrémisme. En gros, les Balubas « Mi-fugue, mi-raisin » ne sont pas très différents des autres régionalistes (je pense particulièrement aux gens du Kongo central) que comptent la République à démocratiser du Congo. – Les Balubas désintéressés : ils ne sont pas tribalistes et ne font pas des Tshisekedi leurs dieux. Représentant plus ou moins 20% de tous les Balubas, ils se sentent congolais avant de se dire Lubas. Généralement tolérants, ils sont allergiques au sectarisme des Lubas extrémistes, qui les perçoivent comme des «traitres». Ils sont foncièrement intraitables à l’égard de Félix Tshisekedi, qu’ils n’hésitent pas à vouer aux gémonies. Les Balubas désintéressés ont la particularité d’être de vrais nationalistes. Petite parenthèse : c’est dans cette dernière catégorie que se trouvent la plupart de mes amis et camarades Lubas, dont certains sont devenus des frères au fil des ans. Les extrémistes tribaux ont tenté de les convaincre que je suis un anti-Luba, sans succès … Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

RD Congo/Rwanda. Aveu d’impuissance ou litanie de plaintes

RD Congo/Rwanda. Aveu d’impuissance ou litanie de plaintes

OPINION. Tout véritable connaisseur du fonctionnement de l »Etat moderne, je ne parle pas des fanatiques et des  non-cultivés politiquement et qui se croient savoir les mécanismes complexes de l’Etat moderne  lequel, selon Weber ou Elias dépossède la violence aux particuliers et en assure la gestion monopolisée, sait que lorsque l’on gère cet organisme, on n’a pas le droit de se plaindre. Les accords entre FATSHI et Kagame dont on sait que ce dernier est jusque-là le grand bénéficiaire, le problème est que le premier n’en tourne pas le dos, il continue à s’y engager tout en sachant qu’ils ne profitent qu’à Kagame : Kenya, Angola et aujourd’hui New York. On appelle ça, faiblesse, car ce n’est pas la tombée qui est grave mais de rester à terre. D’autre part, des plaintes ou dénonciations au lieu de passer à une contre-offensive, révèle encore une faiblesse de notre régime. On voudrait (communauté internationale) nous faire consommer la fausse thèse de l’invincibilité du Rwanda en brandissant la supériorité de ses armes, alors que le peuple vietnamien et plus tard Afghanistan ont vaincu et chassé les États-Unis, la première puissance militaire mondiale, l’Algérie a obtenu son indépendance en chassant les français plus armés qu’eux. Si, sur le plan classique, le Rwanda est officiellement déclaré vainqueur, utilisons la guerre non conventionnelle, le Congo en sortira vainqueur grâce notamment aux déterminants géopolitiques : une forte population, un immense territoire, une forêt complexe et danse, 9 voisins, des saisons variables, des reliefs, des collines et autres rivières sont capables de nourrir notre victoire, l’essentiel est que nous abandonnions: le complexe d’infériorité militaire par rapport au petit Rwanda, les accords en cascade et improductifs, la victimisation et les plaintes. Impliquons notre population en utilisant nos déterminants géopolitiques et géostratégiques, notre victoire est là. Que les médiocres élites congolaises de la majorité et même de l’opposition ayant trempé dans la mégestion et dans les assassinats dégagent d’abord ! Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René

Le Think-Tank ID3 de Diana Holding publie un Policy Paper sur la transition agricole au Maroc

Le Think-Tank ID3 de Diana Holding publie un Policy Paper sur la transition agricole au Maroc

Sous la direction d’Estelle Forget, experte internationale en développement durable, et avec la collaboration de Jean-Marie Samson, ingénieur agronome, le Think-Tank du groupe Diana Holding, ID3, a rendu public un Policy Paper intitulé « Post-pandémie, stress hydrique et transition écologique : quelle transition agricole pour le Maroc ? ». Cette étude s’attache à analyser les enjeux du secteur de l’agriculture au Maroc et soulève trois grandes problématiques majeures : la dégradation de l’environnement, la fragilité économique ainsi que la sécurité/souveraineté alimentaire. Les experts d’ID3 considèrent que la crise du Covid-19, la hausse du coût de l’énergie accentuée par la résurgence des conflits, les canicules et sécheresses à répétition ont été un révélateur des fragilités du secteur agricole au Maroc. Face à ces crises multiformes, ils appellent donc à préserver l’environnement, favoriser une chaîne d’approvisionnement logistique résiliente et pérenniser les exploitations et les systèmes de productions. Pour anticiper l’avenir et garantir une souveraineté alimentaire, l’étude préconise une nouvelle approche qui repose sur les piliers suivants : favoriser l’innovation et l’intelligence collective, stopper le gaspillage alimentaire en sensibilisant les consommateurs, renforcer les partenariats régionaux et s’inspirer des bonnes pratiques internationales. Enfin, le rapport propose 5 lignes de force afin d’organiser la montée en puissance du secteur :  Mobiliser les parties prenantes pour structurer la filière agricole, Expérimenter en renforçant les partenariats d’innovation avec les universités et centres de recherche, Analyser en consolidant les bonnes pratiques internationales et les innovations techniques, Réduire le gaspillage alimentaire ainsi que Neutraliser l’impact des cultures sur l’environnement en se réinterrogeant sur les choix des cultures.

Maroc. L’IPPIEM signe son huitième mois consécutif de hausse

Maroc. L’IPPIEM signe son huitième mois consécutif de hausse

L’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a maintenu sa tendance haussière au titre du mois d’août. Après une hausse de 0,3% enregistrée en juillet 2022, le Haut-commissariat au plan (HCP) annonce qu’il a enregistré une hausse de 0,1% au cours du mois d’août 2022 par rapport au mois précédent. L’indice signe ainsi le huitième mois consécutif de progression, après les hausses observées en janvier (2,5%), février (0,8%), mars (0,7%), avril (1,1%), mai (1%), juin (0,6%) et juillet (0,3%). Dans une note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois d’août 2022, le Haut-commissariat attribue cette évolution à la hausse de 1,4% des prix de l’«Industrie d’habillement» et l’«Industrie du textile», de l’«Industrie alimentaire», l’«Industrie chimique» et la «Fabrication des produits informatiques et électroniques» (0,2%). Elle est aussi la résultante de la hausse de l’«Industrie du papier et du carton» (0,5%), de l’«Industrie du cuir et de la chaussure» (1,0%), des «Travaux d’imprimerie et de reproduction» (0,3%) et  de la «Fabrication des machines et équipements» (0,1%), a ajouté l’organisme public. Les récentes données publiées par le Haut-commissariat montrent que cette variation est en outre liée à la baisse de 2,3% des prix de la «Métallurgie» et de 1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique». Pour rappel, la hausse observée en juillet dernier avait été attribuée à la progression des prix de l’«Industrie automobile» (1,3%), de l’«Industrie du papier et carton» (4,2%), de la «Fabrication d’équipements électriques» (0,8%), de l’«Industrie alimentaire», l’«Industrie chimique» et la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» (0,1%), de l’«Industrie de textile» (0,9%), du «Travail du bois» (0,6%), de la «Fabrication des meubles» (0,5%) ainsi que de la «Fabrication des machines et équipements» (0,4%). Selon une note d’information du Haut-commissariat d’alors, l’évolution observée au cours du mois précédent résultait également de la baisse de 0,8% des prix de la «Métallurgie» et de 0,2% de l’«Industrie d’habillement». A titre de comparaison, la hausse de l’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole», enregistrée un mois plus tôt (juin, 0,6%), résultait de la hausse de 2,3% des prix des «Industries alimentaires», de 1,5% de l’«Industrie du papier et carton», de 0,8% de l’«Industrie du textile» ainsi que de 0,3% de l’«Industrie d’habillement». Cette progression avait été aussi attribuée à la hausse de 1% des «Travaux d’imprimerie et de reproduction d’enregistrements», de 0,7% du «Travail du bois» et de 0,1% de l’«Industrie chimique», de la «Fabrication d’équipements électriques», de la «Fabrication des produits métalliques» et de la «Fabrication des produits informatiques». D’après la note d’information relative à cette période, la progression de cet indice provenait également de la baisse de 2,3% des prix de la «Métallurgie», tandis que l’indice des prix à la production du secteur des «Industries extractives» avait en revanche connu une augmentation de 0,1% au cours du mois de juin 2022. Comme en juillet 2022, les indices des prix à la production des secteurs des «Industries extractives», de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois d’août 2022, a relevé le Haut-commissariat au plan. Alain Bouithy

Centrafrique : nouvelle tension au sein du CNJCA après une série de sanctions

Centrafrique : nouvelle tension au sein du CNJCA après une série de sanctions

Suite à la décision de la présidente du Conseil national de la Jeunesse, sanctionnant certains de ses membres, un nouvel épisode de tension refait surface au sein de l’organisation. Ce vendredi 30 septembre, plusieurs jeunes ont pris d’assaut la devanture du siège pour réclamer l’expulsion de la présidente. Le calme n’est revenu que quelques heures après l’intervention du ministre de la Jeunesse, lequel a aussitôt convié les parties à une réunion d’entente. Dès les premières heures de la matinée de ce vendredi 30 septembre, plusieurs jeunes ont barricadé l’entrée du Conseil national de la jeunesse centrafricaine. Ces derniers se disent en désaccord avec la présidente de l’organisation, Pamela Audrey Derom. En effet, le 27 septembre dernier, la présidente du CNJCA a signé deux (2) décisions, sanctionnant 3 membres de cette organisation de la jeunesse. Il s’agit du 1er vice-président Karl Michael Kikobé, du secrétaire général, Giles Christ Delors Molenguela et du chargé de mobilisation, Roméo Gueresindo. Si le secrétaire général est averti, les 2 autres par contre sont suspendus pour une durée de 3 mois. Selon la note, le chargé de mobilisation Roméo Gueresindo a participé au meeting du Bloc républicain pour la défense de la constitution (BDRC), une entité proche de l’opposition démocratique. Quant au 1er vice-président, Karl Michaël Kikobé, il a pris part au meeting du Front républicain, une organisation proche du pouvoir. Ce qui, selon la présidente, viole le caractère apolitique du CNJCA. Une décision reconnue par un des punis. « Je ferai tout pour barrer la route aux politiques » « Je ne peux pas refuser la décision des jeunes centrafricains. Ainsi, je prends l’engagement de me soumettre à celle-ci. Après les trois mois, je reviendrai finir mon mandat. Sauf que si je veux mener une action, je ferai tout pour barrer la route aux politiques. Lesquels, utilisent certains d’entre nous pour pouvoir diviser le CNJ. Et dès qu’on réagit, ils vont chercher à dissoudre l’organisation. C’est leur plan » a fait savoir Roméo Guérésindo, chargé de mobilisation du CNJCA. Cependant, cette sanction n’a pas arrangé le 1er vice-président Karl Michael Kikobé. Ce dernier a signé le jeudi 29 septembre, une décision similaire pour, cette fois-ci, radier la présidente de l’organisation. La tension était vive entre les deux camps à l’entrée du siège, n’eut été l’intervention du ministre de la Jeunesse et des Sports qui y a mis fin. Ainsi, le ministre a invité la présidente et le vice-président à une réunion d’entente à la primature. L’on ignore encore la suite de cette affaire.

Congo/Détrompons-nous. Ce ne sera jamais eux, mais Nous-mêmes

Congo/Détrompons-nous. Ce ne sera jamais eux, mais Nous-mêmes

TRIBUNE. D’abord, pas la France. Elle nous a longtemps colonisés. A pillé nos richesses, fragilisé nos ancêtres qui nous ont quittés par le travail forcé qu’elle leur avait imposé. Elle nous a appauvris et n’a laissé aucune trace visible, digne de la France sur nos terres millénaires. A la décolonisation, dans les années 60, nous avions rêvé, estimant que la France serait notre allié majeur. Nous avons signé des accords de coopération dans plusieurs domaines dont militaire, avec elle. Nous en sommes sortis perdants. Aucune usine française, au sens plein du terme, n’a pignon sur rue, ni dans nos campagnes, ni dans nos villes principales. Et pourtant, la France et d’autres concurrents occidentaux pompent notre pétrole, en mer, détruisent nos forêts. Ceux des nôtres qui ont des ressources, enrichissent leurs espaces bancaires, louent leurs avions, acquirent des patrimoines dans leurs villes. Avec la révolution des 13, 14, et 15 août 1963, nous nous sommes rebellés contre elle, cette France, pour nous retourner vers la Chine Populaire et les Pays de l’Est. M. Charles David Ganao, le Ministre des Affaires Etrangères du Président Alphonse Massamba -Débat se retournera ce jour dans sa tombe, lorsque j’aurai dit qu’il aura prononcé, le discours africain le plus brillant de la première moitié du XX ème siècle, en déclarant solennellement, à la tribune des Nations Unies, la reconnaissance de la Chine Populaire par la République du Congo. Une audace à l’époque a fait froid au dos. De l’URSS, des autres pays de l’Est, de la Chine, nous n’avons , ni dans nos campagnes, ni dans nos villes, une unité de production, avec plus-value locale, où des centaines de Congolais travaillent, bénéficient des droits de protection sociale et contribuent à alléger les souffrances de nos parents. Donc, jusque-là, ce n’est ni la France, ni la Chine ni les Pays de l’Est, encore moins les USA qui pourraient développer notre pays. L’éclatement de l’URSS nous est passé sous le nez. La Fédération de la Russie s’est davantage préoccupée de son installation et de la remise en ordre de ses affaires intérieures. Je dis, détrompons- nous. Parce que ces derniers temps, une nouvelle logique politique emballe les dirigeants et les populations africaines. Des drapeaux russes flottent dans les manifestations populaires. Le Groupe Wagner semble apparaitre, dans la conscience collective de certains peuples et même dans les calculs des Présidents africains comme, d’une part, la force de frappe pouvant mettre hors d’état de nuire les contestations d’opposition pour les changements politiques dans les pays. De l’autre, l’outil nécessaire, par sa milice, pour protéger et accompagner les prétentions de maintien de longue durée au pouvoir. Je dis détrompons-nous. Ce ne sera ni la France, ni la Chine, ni la Russie, encore moins le Groupe Wagner qui sauvera les peuples africains de leurs souffrances ou calmera l’ardeur des Djihadistes dans le sahel. Je dis, détrompons-nous. Ce sera plutôt nous-mêmes. Nous-mêmes, peuples africains, par notre intelligence collective, notre détermination, notre sens de responsabilité et notre rapport au progrès. Nous-mêmes, ces dirigeants, véritables représentants des peuples, au pouvoir, pour construire les projets nationaux et tourner le dos à la gestion clanique et artisanale du pouvoir, à toutes ces autres basses attitudes qui tirent nos pays vers le bas et les infantilisent devant l’Occident, la Russie et la Chine. Qu’en Afrique, chaque crise militaire ou civil et chaque fin de mandat légal qui débouche sur des signaux de contestation trouvent la solution dans des Etats généraux de la Nation, sans exclusive, pour une solution politique apaisée, aux fins de marcher ensemble sur les plates-bandes d’une autre manière de gouverner. En tout cas, détrompons-nous. Ce n’est pas eux. Ce sera nous-mêmes. Ouabari Mariotti Paris 3 octobre 2022

Burkina Faso. Damiba out

Burkina Faso. Damiba out

OPINION. « Il faut choisir entre le CHAMPAGNE pour QUELQUES-UNS et l’EAU POTABLE pour TOUS » capitaine THOMAS SANKARA. Cette citation aurait pu éviter à ses successeurs une fin tragique. Le colonel PAUL HENRI SANDAOGO DAMIBA est arrivé au pouvoir par EFFRACTION au nom de la lutte contre le terrorisme. A peine installé sur le fauteuil présidentiel, il a multiplié les MALADRESSES en s’exhibant avec une coupe de champagne PLEINE alors que des populations déplacées à l’intérieur du pays n’ont même pas droit à une CUILLEREE d’eau potable par jour. 4 mois après la fin du procès THOMAS SANKARA, il a foulé au pied les principes élémentaires du droit en faisant revenir sur la terre du FASO un ancien dirigeant VOMI, HONNI par la population et condamné à PERPETUITE par une juridiction militaire, BLAISE COMPAORE. Sans oublier la constitution d’une horde de GROS BRAS qui a incendié le véhicule d’un activiste nuitamment, d’une liste noire d’hommes à abattre (journalistes, leaders d’opinion, étudiants, activistes…). A quoi pouvait-on bien s’attendre au BURKINA FASO, si ce n’était à une insurrection populaire, une révolution de palais ou un autre coup d’Etat ? L’ex putschiste déchu, le colonel PAUL HENRI SANDAOGO DAMIBA a publié un livre intitulé « ARMEES OUEST-AFRICAINES ET TERRORISME : REPONSES INCERTAINES ? » dans lequel il préconise des solutions qu’il n’a même pas été fichu d’appliquer pendant ses 8 mois de pouvoir ABSOLU. Comme il fallait s’y attendre, les donneurs de leçons NEGROLATINS anti-panafricanisme, AFRO-PESSIMISTES invétérés, spécialistes en jérémiades, n’ont pas tardé à activer leur clavier pour condamner le nouveau coup d’Etat oubliant que l’AFRIQUE est en GESTATION et se débat à accoucher un nouveau mode de gouvernance qui répondrait aux aspirations des masses déshéritées. Faudrait-il rappeler que la vieille GRECE, berceau de la démocratie parlementaire, a connu des COUPS D’ETAT jusqu’à notre époque contemporaine ? Le dernier remonte à seulement 1974. On pourrait aussi mentionner les exemples du PORTUGAL (1974), de l’ESPAGNE (1981) et de la RUSSIE (1990). Ce n’est pas faute de l’avoir écrit et clamé à HAUTE VOIX. Si les dirigeants des pays membres de la CEDEAO persistent à suivre les FEUILLES DE ROUTE rédigées à l’ETRANGER, chacun à son tout sera balayé et l’organisation qu’ils sont censés représenter va se DISLOQUER. L’AFRIQUE d’hier n’est plus celle d’AUJOURD’HUI, les peuples, mieux informés, aspirent à plus de LIBERTE et un VRAI changement. Je réitère TOUTES mes félicitations au BRAVE peuple du FASO et souhaite bon vent aux nouvelles autorités de la transition pourvu qu’elles écoutent la voix du peuple (vox populi vox dei). Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu Lascony