Eve Bazaiba : « En RDC, les ressources naturelles ne seront plus exploitées et exportées à l’état brut »

Le gouvernement congolais a levé l’option de ne plus exploiter, ni exporter les minerais du pays en état brut. Le vice-Premier ministre en charge de l’Environnement, Eve Bazaiba l’a affirmé au cours de l’émission Dialogue entre congolais, jeudi 6 octobre, à Radio Okapi : « Désormais, en RDC, les ressources naturelles ne seront plus exploitées et exportées à l’état brut. Mais, elles seront plutôt transformées localement en vue de leur donner une plus-value». Elle a également exprimé l’engagement du gouvernement de lier la protection de l’environnement au développement. Cela pour permettre à la population congolaise de bénéficier de la transition énergétique. Eve Bazaiba a fait savoir que les minerais congolais soutiennent le changement énergétique. Dans le cadre de la diversification de l’économie, a-t-elle poursuivi, les Congolais ont besoin de l’oxygène mais également du pain. La ministre de l’Environnement a par ailleurs souhaité que les paysans aient une vie décente. « Pour atténuer la température planétaire à 1.5 Celsius ça nécessite de changer des comportements, à utiliser des procédés non polluant », a recommandé Eve Bazaiba. Elle a fait ces recommandations au lendemain de la clôture des travaux sur la Pré-COP 27, tenus à Kinshasa. Ce forum de trois jours avait réuni les ministres en charge de l’environnement de plus de 60 pays du monde
Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser

Le déficit commercial s’est creusé à fin août 2022. Selon l’Office des changes, qui vient de rendre public les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, il a augmenté de 56,1% (77.179MDH) au cours du mois dernier. Les récents indicateurs montrent que les importations ont atteint 491.572MDH au titre des huit premiers mois de l’année 2022, contre 339.564MDH à fin août 2021. Ce qui correspond à une hausse de 44,8% équivalant à +152.008MDH. En parallèle, les exportations se sont accrues de 37% (+74.829MDH) pour se situer à 276.807MDH à fin août 2022 contre 201.978MDH une année auparavant, a relevé l’Office des changes indiquant que le taux de couverture perd 3,2 points (56,3% contre 59,5%). La hausse des importations de la majorité des groupes de produits est à la base de l’augmentation des achats de marchandises, a expliqué l’Office des changes soulignant que la facture énergétique a atteint 103.058MDH à fin août 2022 contre seulement 45.160MDH à fin août 2021. Des indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’aout dernier, il ressort que « cette évolution est tributaire de l’élévation des achats du gas-oils et fuel-oils (+27.967MDH) due à la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.101DH/T contre 4.900DH/T) », selon les précisions de l’Office qui constate, en parallèle, une augmentation de 11,5% des quantités importées. A noter que les importations des demi-produits ont augmenté de 53,1%, en raison de la forte croissance des achats de l’ammoniac qui ont atteint 13.585MDH contre 4.044MDH un an auparavant. Selon toujours l’Office, l’accroissement des achats des produits alimentaires, qui ont bondi de 51,6% (+20.749MDH) s’explique par la hausse des achats qui ont plus que doublé sous l’effet des prix en augmentation de 54,7% tandis que les quantités importées ont progressé de 32,3% au cours de la même période. Il ressort en outre que les importations de l’orge ont connu également une augmentation importante de +2.577MDH (3.170MDH à fin août 2022 contre 593MDH une année auparavant), tandis que les importations des produits bruts ont augmenté de 69,5%. L’Office des changes attribue cette augmentation «à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé (+9.255MDH)». En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données montrent qu’elles se sont établies à276.807MDH contre 201.978MDH un an auparavant, soit une hausse de 37% ou +74.829MDH.). L’Office précise que «cet accroissement concerne la totalité des secteurs, tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir ». Autres chiffres à retenir, ceux relatifs aux ventes des phosphates et dérivés qui ont progressé de 67,7% pour s’établir à 77.892MDH à fin août 2022 contre 46.446MDH à fin août 2021. Pour l’Office, «cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+23.488MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.793DH/T à fin août 2022contre 4.162DH/T à fin août 2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 15,5% ». Au cours de cette même période, les ventes du secteur automobile se sont élevées à 66.705MDH affichant un accroissement de 29,3% (+15.121MDH) au titre des huit premiers mois de l’année 2022. Selon l’Office, ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années et cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+47,3%) et celles du segment du câblage (+16,7%). Alors que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges ont accusé une baisse de 2,5%. Il est à noter que les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire se sont pour leur part établi à 55.830MDH à fin août 2022contre 44.983MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 24,1% ou +10.847MDH. Ce, en raison de «la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,7% ou +6.392MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+19,8% ou +4.139MDH)». Enfin, au titre des huit premiers mois de l’année 2022, il apparait que les exportations du textile et cuire ont progressé de 28,8% ou +6.573MDH, suite principalement, «à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+31,2%ou +4.442MDH), des articles de bonneterie (+22,8% ou+1.061MDH) et des chaussures (+30,3% ou +514MDH)». Alain Bouithy
Congo/Littérature : «Ecrire au-delà des frontières de l’imaginaire » de Rosin Francis Emerson Loemba, présenté au public

Le nouveau titre de Rosin Francis Emerson Loemba, « Ecrire au-delà des frontières de l’imaginaire » sous-titré Hommage à Pierre Ntsémou, a été présenté au public, le 5 octobre 2022 à Brazzaville, en présence de plusieurs personnalités. Cet ouvrage est sorti des machines des éditions Kemet. Il s’ouvre sur un avant-propos intitulé « Pierre Ntsémou ou l’éclatement du sens » et d’une approche stylistique ouverte par le personnage-écrivain à l’honneur, à savoir, Pierre Ntsémou. D’autres écrivains respectables comme Mukala Kadima Nzuji qui a développé la figure de l’enseignant dans l’œuvre de Pierre Ntsémou ; Rosin Francis Loemba a suivi les rails avec La manifestation d’une poétique dans les appareils titulaires des œuvres de Pierre Ntsémou. Il s’en est suivi La fantaisie imaginative comme principe de création dans Mon cœur, ma plume et ma muse s’amusent de Pierre Ntsémou de Michel Gayido ; Les dénégations textuelles dans les écritures narratives de Pierre Ntsémou : une rupture du discours paratextuel d’Arnaud Mayounga Balenda ; Le style de Pierre Ntsémou d’Ulrich Bakoumissa Ngouani et la Communication moralisante et anthroponymique de Pierre Ntsémou : cas du roman Un bébé pas comme les autres de Willy Gom. L’ouvrage présente aussi vingt et trois témoignages avec des titres comme, Pierre Ntsémou, l’enseignant et l’écrivain d’Emeraude Kouka ; Filiation d’Emma Mireille Opa Elion ; Pierre Ntsémou, une fierté nationale d’Oscar Kimbassa Bengui et plusieurs autres, autant édifiants les uns que les autres. Du Souffle poétique, cinq auteurs se sont adonnés à des titres comme, Mémoires solaires de Délice Mankou ; Cher Pierre d’Isabelle Pranayama ; Les mots et le ‘’pierriste’’ de Prince Lekouelewé ; Hommage à Pierre Ntsémou de Nicaise Servais Douckaga Nziengui et L’érudition d’Yvon Wilfride Lewa-Let Mandat. L’auteur Rosin Francis Emerson Loemba dit dans son avant-propos, que la littérature congolaise est un vaste champ du monde ou des mondes. Selon lui, l’œuvre de Pierre Ntsémou donne sens à toute existence qui mérite d’être vécue pleinement. Pour lui, il s’agit d’entendre par là la caractéristique première de son écriture qui réside dans l’élaboration esthétique du monde, dans l’émerveillement au travers des mots, ou dans ce que Roland Barthes qualifie de ‘’plaisir du texte’’. Rosin Francis Loemba n’est pas nouveau dans le monde de l’écriture. Il a déjà mis sur le marché du livre, des titres comme, Le ventre toujours nous trahit en 2014, Ici gît mon cœur en 2015 et Le ventre toujours nous trahit, revue et corrigée (Poésie) aux éditions Chapitre,Com, Edilivre et Alliance Koongo en 2019. Il a également publié, en 2020, L’œuvre de Benoît Moundélé Ngolo, rupture systémique et quête de la morale et Couleurs du crépuscule aux éditions+ en 2021. Florent Sogni Zaou
How to Find Women Trying to find Marriage
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RD Congo. Profonds changements au commandement de l’armée : Tshiwewe à l’État-Major général FARDC et Ephraim Kabi à la garde républicaine

Aux termes d’une série d’ordonnances rendues publiques ce lundi à la télévision publique RTNC, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé à un remue-menage au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). A la suite des ces ordonnances, le Lieutenant Général Christian Tshiwewe Songesha devient le Chef d’Etat-major général des FARDC, en remplacement du Général d’Armée Mbala Munsense. Jusqu’à sa nomination, Christian Tshiwewe, Général 3 Étoiles , était le Commandant de la Garde République où il a œuvré depuis le début de sa carrière militaire gravissant les échelons en récompense de sa bravoure à différents postes de commandement. Le nouveau Chef EMG des FARDC est secondé par deux Chefs d’Etat-major Généraux Adjoints : Ishale Gonza Jacques ( Chargé des opérations militaires)et Léon Richard Kasonga, l’ancien porte-parole des FARDC (Chargé de l’Administration et logistique). Aux termes d’une autre ordonnance, Trois Sous-Chefs d’Etat Major Généraux ont été nommés : le Général- Major Ndaywell est le patron des renseignements, en remplacement de Delphin Kahimbi; le Général-Major Shiko Jérôme chargé des opérations militaires ( il était jusqu’ici chargé des opérations à la Garde Républicaine); le Général-major Thomas Kisezo chargé de l’administration et le Général-major Kipongo Bora chargé de la logistique. Dans la série des ordonnances publié hier lundi 3 octobre, le Président de la République Félix Tshisekedi a élevé au grade de Général-Major Kabi Kiriza Ephraim et l’a nommé Commandant de la Garde Républicaine (GR). Chef d’Etat-major au sein de cette unité spéciale de protection présidentielle, le Général Deux Étoiles Kiriza est secondé par le Général de Brigade Iyengeli Christophe, chargé des opérations et renseignements, du Général de Brigade Mulumba Kabanangi Desiré, chargé de l’Administration et logistique et le Colonel Maloba, Chef d’Etat-major de la GR, poste occupé il y’a peu par le nouveau commandant de la GR. Le Commandant Suprême des FARDC a aussi nommé des nouveaux Généraux de Brigade parmi lesquels Sassa Nzita, Mulume Muderhwa, Mbuyu Kongolo Fabrice, Mulumba Kabanangi, Muyumba Malango et Iyengeli Christophe. Cette série de nominations procède du souci du Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo de poursuivre la réforme au sein de l’armée ; elle intervient au moment où la loi de programmation militaire tant souhaitée a été élaborée.
Maroc. Lancement du Programme d’initiation à l’art « Mathafi »

Le Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui, l’Institut français de Casablanca et l’Académie régionale de l’éducation et de la formation Casablanca-Settat lancent le Programme d’initiation à l’art, « Mathafi », qui sera déployé du 5 octobre à fin janvier 2023. Plus de 1000 élèves sont attendus dans les mois à venir avec un objectif d’accueil de plus de 5000 élèves par an. Initier les jeunes à la création artistique sous toutes ses formes et leur permettre de découvrir le musée comme un espace de rencontre avec l’art, tels sont les objectifs du programme Mathafi, lancé par le Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui, l’Institut français de Casablanca (IFC) et l’Académie Régionale de l’Éducation et de la Formation Casablanca – Settat. Mis en œuvre à partir du 5 octobre 2022 et jusqu’à fin janvier 2023, le programme d’initiation à l’art « Mathafi » s’adresse aux jeunes des écoles publiques et aux apprenants du centre de langues de l’Institut français de Casablanca. Dans le cadre de ce programme, les élèves des écoles publiques et les apprenants seront accueillis au Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui par un médiateur culturel qui les conduira à la découverte de Feu Abderrahman Slaoui, ses collections et les expositions temporaires. Le langage adapté au niveau des élèves leur apportera des connaissances sur l’histoire, la symbolique et la remise en contexte des objets. La découverte de ces objets se fera à travers des jeux ludiques sous forme de chasse au trésor et de questions à répondre sur un support pédagogique réalisé par l’IFC. Des ateliers pédagogiques animés par des artistes de la scène contemporaine culturelle marocaine seront également proposés aux élèves. Une expérience qui viendra compléter le programme « Madrassati fi Micro-folie » de l’IFC proposant un parcours alliant une séance dans le musée numérique et un atelier de fabrication en lien avec le sujet abordé. «Notre volonté à travers le programme Mathafi est de favoriser l’accès et la participation à la vie culturelle en faveur des jeunes des écoles publiques. Plus de 1000 élèves sont attendus dans les mois à venir avec un objectif d’accueil de plus de 5000 élèves par an. Nous aspirons à pouvoir multiplier à terme, grâce au soutien des institutions privées et publiques, ces actions pédagogiques afin de promouvoir l’accessibilité des arts à tous les enfants et leur participation active comme élément central de l’éducation. Et c’est en pérennisant ces actions et en mettant en place un véritable programme d’accompagnement annuel, que nous arriverons à toucher plus de jeunes et à tisser des liens pérennes avec les différentes institutions culturelles, écoles, et lycées», explique Malika Slaoui, Présidente de la Fondation Abderrahman Slaoui. L’initiation et la sensibilisation des jeunes marocains à l’art et à la création artistique au même titre que la valorisation du patrimoine culturel et artistique étant au cœur de la vocation du Musée, la Fondation Abderrahman Slaoui a mis en place depuis 2014 des outils pédagogiques en faveur des jeunes. A ce jour, plus de 30.000 élèves ont été accueillis faisant ainsi du Musée un lieu vivant au service de la transmission des connaissances, ainsi qu’un lieu d’incitation à la pratique culturelle à travers la diversification des thèmes, expositions et ateliers pédagogiques conçus pour les jeunes.
TRIBUNE. France et Afrique francophone, c’est quoi le problème?

OPINION. « Il faut sortir de l’obsession française», lance Hervé Mahicka dans cette tribune persuadé que la France « est un partenaire comme un autre, qu’on peut écarter, associer à d’autres, ou manipuler nous aussi ». « Que la France s’en aille », Comment doit-elle partir ? En rompant toutes les relations diplomatiques, commerciales ou touristiques ? Que les panafricarusses nous expliquent. « On veut la vraie indépendance ». Elle se donne où, et que contient-elle ? Soyez précis. « On veut coopérer avec la Russie ». Pour quel objectif exactement? Pour gagner quel savoir faire ou savoir Etre? De quelle manière? Lorsque je gratte un peu, il me semble que ce que les gens veulent (ou auraient voulu), c’est que la France soit un genre de gendarme de l’Afrique qui valide les bons régimes, et punit les non démocratiques. Qu’elle fasse également du développement visible (construction de routes, hôpitaux, logements, écoles) et enfin que les ex-colonisés accèdent à son territoire en toute liberté (visas). Mais comme on la voit commercer avec des régimes non souhaités par plusieurs, elle n’est pas dans le rôle de gendarme démocratique. En plus elle n’investit pas, alors là, à quoi bon ! Quant à la vraie indépendance, c’est le concept même qui est flou : pour certains c’est le droit d’imposer des prix des matières premières… Bon ! Comment vouloir être indépendant tout en désirant une surveillance de son pays, ne serait ce que de sa vie démocratique, et attendre des actions de développement de l’ancien colonisateur? L’indépendant que je suis, conteste totalement à la France ce droit de regard, et réfute ces attentes d’investissements. L’indépendance doit rester totale: budgétaire, militaire, politique. L’indépendance, je le rappelle, c’est le fait pour un pays que ce soient ses ressortissants qui décident in fine. POINT. Ça ne veut pas dire démocratie, ni l’égalité de toutes les nations, ni qu’il n’existe plus de pression d’autres pays ou sociétés. Non. Tout le monde a la pression d’un plus fort que soi. C’est la vie. La politique internationale c’est de tisser de bonnes alliances, de présenter les meilleurs atouts pour attirer et de savoir jongler avec les opportunités pour tirer son épingle du jeu. Que Félix Houphouët Boigny ait su tirer avantage de sa relation avec la France, heureux pour lui. Que le Congo Brazzaville ait pu profiter de l’URSS notamment en matière d’enseignement supérieur, bravo ! Il n’y a pas à se plaindre pour dire que le plan de la France était que le Congo ne se développe pas d’où elle n’accordait pas de bourses suffisantes. Elle ne nous doit rien. Elle n’a pas à nous aimer, ou à nous privilégier pour demander des comptes d’amour. Personne ne nous aimera. Ni, les russes, ni les suisses, ni les chinois. Que les français aient préféré Damiba à Goïta, c’est pas notre père pour exiger de lui un amour égal de ses fils. Il a droit à sa politique, c’est son problème. A chacun de jouer de sa diplomatie pour avoir ses alliés sûrs. Le Tchad c’est pareil. C’est déplorable que la France ait aidé, c’est critiquable, et même condamnable dans son propre pays. Mais on ne va pas ignorer que ça tient surtout de nous africains, avec une CEEAC, une CEMAC (clubs de tyrans) et une Union Africaine qui n’ont rien fait. Par confort, parce qu’eux mêmes ressemblent au Tchad, avec des pouvoirs ravis, des successions dynastiques en place ou à prévoir, des modifications de constitution. En RCA le conflit de Touadera et la France est connu, ce n’est donc pas Paris qui l’envoie rester au pouvoir. Le problème de fond est là. Le soutien de Paris vient en appui à un terreau fertile. Puis en relations internationales les États sont sensés reconnaître d’autres États et non les régimes qui sont une affaire interne. Une fois que Ouattara, Déby ou Traoré se sont imposés, c’est avec eux que tous les étrangers vont coopérer. Imposons le nôtre, il coopéreront avec lui. Au degré qu’ils veulent d’ailleurs, ou au niveau que notre capacité de plaire va les emmener. Ils ne sont obligés à rien. Au lieu de pleurer, je veux aussi que la France m’aide à renverser Sassou. Je chercherais aussi chez les américains, les nigérians, les chinois… Je n’hésiterai pas une seconde. Mais je n’ai pas peur de la France. Je ne lui accorde pas la toute puissance que ceux qui la vénèrent en faignant de critiquer, lui accordent. Elle n’est pas à l’origine de tous les coups d’état, elle n’est pas garante du développement de l’Afrique, ni propriétaire ou manipulateur de tous ses faits politiques. Par quelle intelligence? quel moyen? Ca c’est que veulent les panafricarusses qui prennent finalement cette France pour un Dieu. « Nous avons une nouvelle jeunesse consciente » entend-on, mais quelle nouveauté ? Ce discours de la vraie indépendance a été créé par Mongo Beti en 1960 quand l’UPC qu’il soutenait a été éradiqué par les français pour mettre Aïdjo au pouvoir. Depuis il a refusé de reconnaitre l’indépendance du Cameroun et, partant, de tous les pays africains francophone. Et tout ce courant est bloqué là-dessus depuis 62 ans. Quant aux russes, on ne comprend pas quel rôle veut-on les faire jouer. Pour protéger le Sahel? c’est impossible. 5000 mercenaires de Wagner pour des millions de Km2 ?! Payer à prix d’or sur les finances publiques en plus. C’est pour aider au développement? ils n’ont pas d’argent. La Russie c’est le PIB de la Guinée équatoriale par tête d’habitant. Pib Global de l’Espagne l’an dernier, mais tout les études montrent qu’il va passer de 1400 milliards de dollars à 800 milliards cette année à cause des sanctions. Ils parasitent les pays les plus pauvres du monde, sans Etats ou très faibles, pour donner une présence à Moscou. Mais même entretenir une ambassade ils ont du mal. Je ne crois d’ailleurs pas à leur entrée au Congo où des tas de ministres sont plus riches de Prigojine, en milliards de dollars. Sassou peut s’offrir des Wagner en
Transition au Burkina : les émissaires de la CEDEAO satisfaits des échanges avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

La délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de de l’Ouest (CEDEAO) en mission d’information, ce mardi à Ouagadougou, s’est dite satisfaite des échanges qu’elle a eus avec le Président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Dépêchée par le Président exercice de la CEDEAO, Umaru Sissoco EMBALO, à la suite du changement intervenu à la tête du Burkina Faso, le 30 septembre dernier, la délégation a eu des entretiens avec le Président du MPSR, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ et des leaders des communautés religieuses et coutumières de notre pays. « Nous avons eu l’occasion de saluer le rôle extrêmement positif que les autorités religieuses et coutumières ont joué pour arriver à une sortie de crise, pour renouer le fil du dialogue ; ce rôle a été important, ce rôle a été décisif », a soutenu l’ancien Président du Niger, Mahamadou ISSOUFOU dans le communiqué final à l’issue des différentes rencontres. Selon le Médiateur de la CEDEAO, la délégation a eu des échanges francs et approfondis avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. A cette occasion, « j’ai rappelé l’engagement de la CEDEAO aux côtés du peuple burkinabè afin que le peuple burkinabè réussisse la Transition qui est en cours », a-t-il indiqué. A ce sujet, l’ancien Président du Niger a rappelé que le travail va se poursuivre avec le soutien et l’accompagnement de l’organisation sous-régionale. « Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le Capitaine TRAORÉ. Nous repartons confiants et nous allons rendre compte de notre mission au Président en exercice de la CEDEAO et aux Chefs d’État », a déclaré Mahamadou ISSOUFOU tout en rassurant que la CEDEAO va continuer à accompagner le peuple burkinabè dans cette période difficile. Avant de repartir, le Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso a « remercié le Capitaine Ibrahim TRAORE et les autorités de notre pays pour l’accueil fraternel et très chaleureux qui a été réservé à la délégation ». Les émissaires étaient constitués du Médiateur de l’organisation communautaire pour le Burkina Faso, l’ancien Président nigérien Mahamadou ISSOUFOU, de la ministre des Affaires étrangères de la Guinée-Bissau, par ailleurs Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, Suzi Carla BARBOSA et du Président de la Commission de l’organisation sous régionale, Dr Omar Alieu TOURAY.