Afrique/Maroc: « Les crises et les bouleversements mondiaux au cœur de la 14ème édition du Forum MEDays »

Afrique/Maroc: « Les crises et les bouleversements mondiaux au cœur de la 14ème édition du Forum MEDays »

L’institut Amadeus organise, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 14ème édition du Forum MEDays du 2 au 5 novembre dans la ville de Tanger (Maroc), sous le thème «De crises en crises: Vers un nouvel ordre mondial?».  Chefs d’États, Chefs de gouvernements, dirigeants internationaux, investisseurs ou encore étudiants et journalistes se rassembleront pour discuter d’enjeux stratégiques pour l’équilibre géopolitique et économique du monde et tout particulièrement du continent africain. Depuis la porte de l’Afrique et à quelques kilomètres du contient européen, 50 sessions et tables rondes programmées verront la participation de plus de 250 intervenants internationaux de renom issus de plus de 100 pays, qui partageront leurs points de vue et leurs lectures des grandes évolutions et des multiples bouleversements contemporains. Cette 14ème Edition du Forum MEDays intervient dans une période marquée par un bouleversement des rapports de forces en raison des grandes crises mondiales. La pandémie de la Covid-19, la guerre en Ukraine et ses multiples conséquences imposent aux décideurs d’opérer de nouveaux choix stratégiques et dessiner de nouvelles alliances, notamment en Afrique ou la souveraineté alimentaire et énergétique redeviennent une préoccupation vitale. Ces enjeux majeurs seront au cœur des débats des différentes sessions programmées lors de cette rencontre internationale. Plusieurs panels sont programmes tels que « Le Partenariat Afrique-Europe à la lumière de la Guerre en Ukraine : Quel nouveau Momentum ? », « Diplomatie des matières premières : Nouvelle réalité, nouveau Leadership ? » ou encore « (In)Sécurité alimentaire globale : Quelles stratégies et quelles réponses durables ?» Cette année et pour la première fois, le Forum MEDays inaugure le « MEDays Investments Summit », une plateforme réunissant des investisseurs internationaux, des opérateurs économiques, des bailleurs de fonds internationaux. Six panels sectoriels portant sur l’énergie, les infrastructures, les télécoms, la banque le tourisme ou encore industrie seront dédiés aux stratégies et opportunités d’investissement en Afrique et dans les pays émergents. Dans un mois seulement, plus de 5000 participants consacreront quatre jours pour débattre des grandes évolutions de l’ordre mondial dans le cadre du seul évènement non gouvernemental organisé au Maroc et l’un des principaux en Afrique à être rompu aux Chefs d’État et de Gouvernement étrangers.

Congo: Conseil des ministres du vendredi 7 octobre 2022

Congo: Conseil des ministres du vendredi 7 octobre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni au Palais du Peuple, ce Vendredi 07 octobre 2022, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Ouvrant la séance, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Dénis SASSOU N’GUESSO, a tenu à rappeler que la réunion du Conseil des Ministres de ce jour était la première du genre depuis la prise de fonctions du Gouvernement formé le 24 septembre dernier. Félicitant les uns pour leur reconduction et les autres pour leur arrivée au sein de l’équipe exécutive, le Président de la République a d’abord noté que l’action gouvernementale qui va se déployer, s’inscrit dans un contexte international et national difficile, marqué par les crises multidimensionnelles qui touchent l’ensemble des Etats du monde. La première tâche du Gouvernement sera donc de combattre les effets de cette crise. Il a pour ardente obligation de faire face à ces crises. Les outils à sa disposition sont, tout d’abord, le projet de société du Président de la République, sanctifié par les populations lors du scrutin de 2021, mais également le Plan national de développement (PND) 2022-2026, dont l’exécution va couvrir la suite et la fin du quinquennat du Chef de l’Etat, soit une période d’un peu plus de trois ans. La loi de finances exercice 2023 est donc la première étape du travail à mettre en œuvre durant les prochaines années. Pour ce faire, le Président de la République a rappelé aux Membres du Gouvernement qu’il attend d’eux des résultats palpables de leur action ; le premier magistrat du pays étant le seul comptable devant la nation et le peuple, il attend du Gouvernement célérité, motivation et esprit d’équipe. Enfin, et tout en réitérant ses vœux de succès à chacune et chacun des Ministres dans leurs sphères respectives de compétence, le Président de la République a invité le Gouvernement à la mobilisation pour conjurer les périls du moment.Répondant à cette exhortation du Chef de l’Etat et au nom des Membres du Gouvernement, M. Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a remercié le Président de la République pour avoir accordé ou renouvelé sa confiance aux Membres du nouveau Gouvernement. Il a assuré le Chef de l’Etat de la reconnaissance des Membres du Gouvernement, et lui a indiqué, au nom de tous, que toute leur énergie sera mise au service d’une action claire, proche du terrain et des préoccupations des Congolaises et des Congolais.Déroulant l’ordre du jour, qui prévoyait l’examen de trois points, à savoir deux (2) projets de loi et un (1) projet de décret au titre du Ministère du Budget, des comptes publics et du portefeuille public, le Président de la République a donné la parole à M. Ludovic NGATSE, Ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public. Présentant le projet de loi de règlement, exercice 2021, le Ministre NGATSE a précisé que le projet de loi portant règlement définitif du budget de l’Etat exercice 2021 est présenté en application des dispositions de l’article 60 de la loi n° 36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances. A titre de rappel, la Loi N°66-2020 du 31 décembre 2020 portant loi de finances pour l’année 2021 a été modifiée par la Loi N°37-2021 du 13 août 2021 portant loi de finances rectificative pour l’année 2021, pour prendre notamment en compte  les changements induits par la mise en place de la nouvelle structure gouvernementale suite à la réélection du Président de la République en mars 2021 ainsi que la dégradation des principaux agrégats macro-budgétaires affectés par les effets de la crise sanitaire de la Covid-19. Le Ministre NGATSE a ensuite détaillé les modalités d’exécution du budget de l’Etat exercice 2021. Prévues à hauteur de 1 671,635 milliards de FCFA, les réalisations des ressources budgétaires ont été de 1 732,932 milliards de FCFA soit un taux de réalisation de 103,7%, dont : Cette très bonne performance est imputable principalement aux recettes pétrolières, douanières et forestières. Parmi les recettes budgétaires, le Ministre du Budget s’est appesanti sur les recettes pétrolières et forestières. Les premières ont été recouvrées en 2021 à hauteur de 1051 milliards 142 millions FCFA contre une prévision de 951 milliards 86 millions FCFA, soit un taux de recouvrement de 110,52%. Comparativement à l’année 2020, les recettes pétrolières recouvrées en 2021 sont supérieures de 61,42%. Prévue pour la somme de 5 milliards FCFA, la redevance forestière a été recouvrée à hauteur de 10 milliards 100 millions FCFA, soit un taux de recouvrement de 202% contre 189,67% en 2020. Globalement prévues à 1522,515 milliards de FCFA, les dépenses budgétaires ont été ordonnancées à hauteur de 1631,887 milliards de FCFA, soit une exécution à 107,2%, liés aux charges financières de la dette, aux dépenses de biens et services, et aux autres charges (encore appelées charges communes). Le Ministre NGATSE a décliné le détail des dépenses ainsi totalisées. Au 31 décembre 2021, les dépenses d’investissement prévues pour 271 milliards 625 millions de FCFA, ont été ordonnancées pour 252 milliards 614 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 93%, contre 69,82% en 2020. Ces dépenses ont été payées à hauteur de 215 milliards 204 millions FCFA, générant ainsi des restes à payer de 37 milliards 410 millions de FCFA. Enfin, le résultat global du budget général de l’Etat exercice 2021 a donné les résultats suivants : Recettes 1 732 932 758 937 Dépenses 1 631 787 648 566 Résultat global d’exécution (Excédent) 101 145 110 371 Soit un résultat global d’exécution excédentaire de 101.045.110.371 de FCFA, contre un excédent global prévisionnel de 149 milliards 120 millions FCFA. Le Gouvernement a pris note de la déclaration de conformité de la Cour des comptes et de discipline budgétaire, laquelle a émis un certain nombre d’encouragements et de recommandations pour améliorer la performance budgétaire. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi de règlement, exercice 2021. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. Poursuivant son propos, le Ministre NGATSE a soumis à l’examen et approbation des Membres du Conseil des Ministres le projet de loi de finances pour l’année 2023. Il s’inscrit dans le contexte d’une nouvelle législature qui a succédé à celle dont le mandat s’est achevé au mois d’août dernier et du remaniement de l’équipe gouvernementale. A ces

Canada/« Ma Thèse en 180 secondes » : La doctorante Jihane KENFAOUI de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès remporte le prix du public de la compétition internationale

Canada/« Ma Thèse en 180 secondes » : La doctorante Jihane KENFAOUI de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès remporte le prix du public de la compétition internationale

MONTREAL. La doctorante Jihane KENFAOUI de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès a remporté le prix du public de la compétition internationale « Ma Thèse en 180 secondes », organisée à Montréal au Canada, le jeudi 6 octobre 2022. Cette jeune talentueuse doctorante, qui a brillamment remporté la finale du Maroc, a représenté le Maroc dans la grande finale internationale du concours tenue à Montréal au Canada. Cette compétition a connu la participation de 20 autres finalistes des différents pays francophones venus  présenter sur scène, devant un public et un jury de taille, leur sujet de recherche en trois minutes (180s) seulement. Comme l’a souligné l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah dans un communiqué, « ce prix vient consacrer les efforts déployés par la cité de l’innovation de l’USMBA en tant que structure accompagnant les doctorants dans le volet communication, entrepreneuriat, ouverture sur le monde socio-économique ». L’occasion pour le Président par intérim de cette Université de Fès, Professeur Mustapha IJJAALI, de féliciter la doctorante « qui a honoré son université et son pays à l’international ». Pour rappel, cette compétition internationale permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche en 180 secondes, devant un auditoire profane et diversifié, et faire preuve d’un grand talent d’orateur pour arriver à rendre leur sujet passionnant et compréhensible par tous, en exposant, en termes simples, clairs et concis leurs travaux de recherche.

Côte d’Ivoire/Promotion des champions nationaux : Patrick Achi lance le programme PEPITE

Côte d’Ivoire/Promotion des champions nationaux : Patrick Achi lance le programme PEPITE

Le Premier Ministre ivoirien, Patrick Achi, a procédé ce mercredi 5 octobre 2022 à Abidjan, au lancement de l’appel à candidature du Programme Économique pour l’Innovation et la Transformation des Entreprises (PEPITE), considéré comme l’un des programmes clés de la “Vision 2030” du Président de la République, Alassane Ouattara, pour le renforcement des chaînes de valeur domestiques. PEPITE s’inscrit dans la continuité des Plans de Développement Nationaux (PND), en mettant l’accent sur plusieurs « grappes » sectorielles, prioritaires pour accélérer la transformation productive du pays. L’objectif principal de ce Programme est de renforcer les écosystèmes d’affaires de 15 pôles stratégiques, en sélectionnant des startups, des Très Petites Entreprises (TPE) et des Petites et Moyennes Entreprises (PME) ivoiriennes à fort potentiel, en vue de leur offrir un accompagnement technique et financier pour accélérer leur croissance. « PEPITE-CI est un Programme d’excellence basé sur un processus de sélection compétitif, transparent et traçable qui permettra aux meilleurs de devenir bien meilleurs et aux grands de devenir des géants », a indiqué Patrick Achi. Selon le Premier Ministre, ce programme vise à « obtenir à l’horizon 2030, plus d’une centaine de champions nationaux hissant fièrement le drapeau ivoirien sur les sommets de tous les espaces économiques de notre continent ».Et d’ajouter que son ambition est d’accompagner main dans la main, État et Secteur privé, en permettant aux meilleurs de réaliser toute l’entendue de leur potentiel économique. Le Ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, a indiqué pour sa part que le secteur privé est placé au cœur de la stratégie de développement, avec un focus sur les PME, qui représentent environ 98% du tissu économique formel. Pour lui, « PEPITE s’inscrit dans la dynamique d’accélération de la diversification, à travers l’optimisation des chaînes de valeur des secteurs stratégiques de l’économie ». Les retombées du Programme sont, selon lui, entre autres, une hausse globale de la productivité nationale, des créations significatives d’emplois de qualité pour la jeunesse, le renforcement de la structure de l’économie pour la rendre plus résiliente et le développement du capital humain, etc. Le Programme PEPITE va concerner 150 entreprises par an sur les 10 prochaines années. Une fois sélectionnées, les entreprises bénéficieront d’un accompagnement public sur mesure pour accélérer leur croissance. Elles pourront ainsi répondre aux besoins du marché domestique, puis conquérir des marchés internationaux et renforcer la position concurrentielle de la Côte d’Ivoire.

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 05 octobre 2022

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 05 octobre 2022

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 5 octobre 2022, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations à la Oumah Islamique, à la communauté musulmane du Sénégal en particulier, à l’occasion des célébrations du Maouloud, marquant la date anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL). A cet effet, le Président de la République a formulé des priéres, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix et de prospérité et a par ailleurs informé le Conseil de sa visite de courtoisie au Khalife général des Tidianes, Serigne Ababacar SY Mansour et à la famille de Seydi El hadji Malick SY prévue le jeudi 06 octobre 2022 à Tivaouane, en prélude à la célébration de la 121ème édition du Gamou (Mawlid). Le Chef de l’Etat a réitéré ses directives au Gouvernement dans le cadre des diligences à accomplir pour l’assistance habituelle aux différentes familles religieuses du Sénégal durant du Maouloud. Abordant la rentrée scolaire, le Président de la République a adressé ses encouragements et ses meilleurs vœux à toute la communauté éducative du Sénégal. Le Chef de l’Etat a rappelé les efforts exceptionnels consentis ces dernières années, par l’Etat, pour la construction et l’équipement d’écoles, de collèges, de lycées et de salles de classes, mais également pour le recrutement d’enseignants et la revalorisation notable de leurs rémunérations, améliorant ainsi leurs conditions de travail. A cet égard, le Président de la République a demandé au Premier Ministre et aux ministres concernés, de veiller au respect du quantum horaire et à la qualité du système éducatif en vue de consolider l’école de la réussite et de l’excellence. A ce titre, Le Chef de l’Etat a rappelé l’impératif de préserver un dialogue social permanent avec la communauté éducative pour asseoir un climat scolaire apaisé garantissant durant toute l’année 2022-2023, la continuité des enseignements et apprentissages. A la faveur de l’émergence du « Numérique à l’Ecole », le Président de la République a invité le Premier Ministre et les ministres impliqués à accentuer l’informatisation des établissements scolaires et à engager avec les collectivités territoriales, un vaste programme de reconstruction et de réhabilitation des écoles qui devra intégrer l’amélioration de leur cadre de vie avec pour objectif la réadaptation de l’architecture de nos écoles, collèges et lycées. Au demeurant, le Chef de l’Etat a invité les Ministres en charge de l’éducation et de la formation professionnelle, à veiller sans cesse à : (i) l’orientation scolaire et professionnelle des élèves (travailler à atteindre 30 % des élèves dans la formation professionnelle) ; (ii) l’évaluation des programmes scolaires qui doivent mettre l’accent sur l’instruction civique, l’esprit scientifique, le développement technologique et numérique, le sport ; mais également sur le renforcement des connaissances en matière d’histoire, de géographie et de culture. Le Président de la République a engagé le Gouvernement, au regard des enjeux à changer de paradigme pour « inventer l’Ecole du Futur », nos élèves, à être des citoyens exemplaires. Abordant la vision de la nouvelle protection civile, le Chef de l’Etat a exprimé sa volonté de donner un nouvel élan à la politique de protection civile, dont la mise en œuvre doit s’adosser à une stratégie résiliente et consensuelle, à un cadre juridique et institutionnel rénové et renforcé, à des ressources humaines bien formées, motivées et prêtes à servir et à agir avec anticipation et efficacité, sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, Le Président de la République a demandé au Ministre de l’Intérieur et au Ministre chargé de la Sécurité de Proximité et de la Protection civile, de finaliser, dans les meilleurs délais, la Stratégie nationale de Protection civile, intégrant la transformation de la Direction de la Protection civile, afin d’assurer la prise en charge adéquate des risques et catastrophes signalés. A cet effet, le Chef de l’Etat a rappelé l’urgence d’actualiser, à travers un diagnostic exhaustif des risques impliquant toutes les parties prenantes, le recensement systématique, dans chaque région, département, commune et village, des habitations, sites et infrastructures à risques. Le Président de la République a invité le Gouvernement à élaborer une cartographie nationale des risques de catastrophes et à disposer des plans de protection subséquents à mettre en œuvre. Le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de préparer la tenue d’un Conseil interministériel de validation technique de la Stratégie nationale de Protection civile avant fin novembre 2022. Abordant le climat social et le suivi des affaires intérieures : Le Président de la République a aussi engagé le Ministre en charge des Transports terrestres à accélérer la finalisation des travaux relatifs à la mise en service prochaine du projet BRT (Bus Rapid Transit). Sur son agenda diplomatique, le Président de la République a informé le Conseil de l’audience qu’il a accordée, le lundi 03 octobre, au Ministre ukrainien des affaires étrangères. Revenant sur le projet de loi de finances pour l’année 2023, le Chef de l’Etat s’est félicité de l’évolution favorable du budget de l’Etat dont la projection pour l’année à venir est arrêtée à plus de 6400 milliards de francs CFA. Cette amélioration budgétaire est portée par une croissance projetée à 10,1% à la faveur du début d’exploitation des hydrocarbures à travers les projets GrandeTortue-Ahmeyin (GTA) et Sangomar. Le Président de la République a rappelé au Gouvernement ses orientations pour « un budget de solutions », compte tenu du contexte particulier marqué par l’inflation, l’appréciation du dollar et le renchérissement du coût de la vie. Le Chef de l’Etat a notamment relevé la consolidation de notre souveraineté budgétaire avec un taux de couverture des dépenses publiques sur ressources interne de l’ordre de 83%, permettant le renforcement de la solidarité nationale et des politiques d’inclusion sociale. Dans cet esprit, le Président de la République a indiqué la nécessité d’assurer la protection des consommateurs et des ménages et la poursuite des projets majeurs du Plan Sénégal émergent dans le cadre de la loi de finances 2023. A la suite

RD Congo. Rawbank enregistre une progression exceptionnelle dans le classement des 300 champions de la finance africaine

RD Congo. Rawbank enregistre une progression exceptionnelle dans le classement des 300 champions de la finance africaine

Rawbank a enregistré une progression exceptionnelle dans le classement des 300 champions de la finance africaine, a annoncé récemment cet acteur majeur du secteur bancaire en République Démocratique du Congo. La banque, qui accompagne le développement de l’économie congolaise depuis 20 ans, » est fier de compter parmi le classement des 200 premiers champions Africains de Banque publié par le Magazine Jeune Afrique dans son édition les 300 champions de la finance, parue le 26 septembre 2022″, peut-on dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. Selon les explication de la banque, cette progression notable de 22 places par rapport à l’année 2021 est le résultat des différents programmes lancés concernant la digitalisation des services bancaires le financement des PME, l’accompagnement du secteur informel ou encore le soutien de l’entreprenariat féminin. Dans le classement de cette année, Rawbank consolide sa position de leader et réaffirme son engagement constant en tant que première banque Congolaise et troisième banque en Afrique centrale avec un Produit Net Bancaire qui a augmenté de 37% et une variation de 45% du bilan en 2021. « Nous nous réjouissons d’avoir progressé de 22 places parmi les 300 champions de la finance. Ceci est le résultat du travail de l’ensemble des équipes, de la confiance accordée par nos partenaires et de l’exigence que nous nous fixons tous les jours pour répondre aux enjeux de demain. Nous continuerons à progresser et à nous surpasser chaque jour » a déclaré Mustafa Rawji, Directeur général de Rawbank.

Et si les pays africains s’inspiraient de l’OPEP+

Et si les pays africains s’inspiraient de l’OPEP+

TRIBUNE. Les pays de l’OPEP+ ont décidé de baisser la production pétrolière de deux millions de barils d’ici le mois de novembre prochain. Cette mesure, qui vise à faire remonter les prix du baril, surprend pour deux raisons : d’abord parce qu’elle intervient dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, et ensuite parce qu’elle fait la part belle à la Fédération de Russie dont la production pétrolière est dans le viseur des pays occidentaux, qui affirment vouloir en plafonner le prix. On peut comprendre la frustration de l’Union européenne et des États-Unis, qui affichent de plus en plus leur hostilité à l’égard du cartel pétrolier. La première leçon à tirer de la position de l’OPEP+ (menée par l’Arabie Saoudite) est que les temps ont vraiment changé. Les monarchies pétrolières du Golfe, réputées être les grands alliés de l’Occident, semblent ne plus beaucoup se soucier des humeurs des Américains et des Européens. Pourtant à la fin des années 1980, les États-Unis se sont servis de l’Arabie Saoudite pour provoquer l’effondrement de l’Union soviétique. La manœuvre, imaginée par un jeune banquier américain de 34 ans, bon connaisseur du système bancaire soviétique, était d’une simplicité biblique : briser économiquement et financièrement l’URSS dont les entrées en devises étrangères n’étaient que de 32 milliards de dollars par an. Cela passait par l’effondrement du cours du pétrole, qui était alors (et est encore) la principale source de devises du pays. Washington discuta avec les Saoudiens, qui acceptèrent d’augmenter artificiellement la production pétrolière de 65% de sorte à faire baisser les prix du brut. Résultat : chute du cours du pétrole accompagnée d’une baisse importante des entrées en devises de l’URSS, avec les conséquences que l’on connaît. En 2014, les stratèges américains ont voulu rééditer l’exploit au Venezuela dans le but de fragiliser de Nicolas Maduro, sans grand succès. De toute évidence, tout ceci semble être de l’histoire ancienne, si l’on en croit les évènements des derniers mois. En effet, depuis le début de l’opération spéciale russe en Ukraine, les États-Unis et leurs valets européens ont du mal à convaincre les monarchies du Golfe de les accompagner dans leur politique de sanctions contre la Fédération de Russie. En mars, alors que les sanctions pleuvaient sur le pays de Vladimir Poutine, ces pays ont fait savoir qu’ils ne contribueraient pas à atténuer la flambée des prix du pétrole. La visite de Joe Biden à Ryad, il y a quelques mois, n’y a rien changé, poussant les États-Unis à puiser dans leurs réserves stratégiques. Si la décision de l’OPEP+ d’augmenter la production pétrolière ne marque pas nécessairement un tournant dans les relations entre les États-Unis et leurs alliés du Golfe, il n’en demeure pas moins qu’elle laissera sûrement des traces. Par ailleurs, on pourrait raisonnablement se demander si cette décision ne devrait-elle pas inspirer les pays africains riches en ressources naturelles ? Dans un monde avide de ressources africaines, ces pays pourraient inverser les rapports de force sur la scène internationale en s’inspirant de ce que font les pays de l’OPEP+ avec leur or noir. C’est juste une question de volonté, mais aussi et surtout de vision et de détermination. Par Patrick Mbeko

Maroc/Guinée Bissau. L’ensemble mythique “Netos de Bandim ” et l’icône Sidónio Pais Quaresma ont tenu en haleine le public r’bati

Maroc/Guinée Bissau. L’ensemble mythique “Netos de Bandim ” et l’icône Sidónio Pais Quaresma ont tenu en haleine le public r’bati

La Salle Bahnini de Rabat a abrité récemment une soirée culturelle et artistique haute en couleurs et d’une grande beauté offerte par l’ambassade de la Guinée-Bissau au Maroc. Organisée dans le cadre de la célébration de «Rabat, Capitale de la Culture du Monde Islamique pour l’Année 2022», une initiative de l’Organisation islamique mondiale pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO), placée sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette importante soirée a connu la participation de grandes références de la culture bissau-guinéenne: le groupe mythique «Netos de Bandim» et l’icône de la musique Bissau-guinéenne Sidónio Pais Quaresma. Curieux, impressionnés et émerveillés par la qualité du spectacle et des sonorités, diplomates et représentants d’organisations internationales se sont mêlés aux Bissau-guinéens, venus nombreux des quatre coins de la capitale et des villes environnantes, pour célébrer dans la joie et la bonne humeur des performances à la hauteur de l’événement. A commencer par celle du groupe «Netos de Bandim» dont la prestation scénique a maintes fois été ovationnée par un public composé en majorité de jeunes et d’étudiantes. D’ailleurs, certains d’entre eux n’ont pas hésité à monter sur scène pour accompagner ce groupe fondé en novembre 2000, par l’Association des Amis des Enfants (AMIC), dans le but de créer un environnement d’intégration socioculturelle pour les enfants et les jeunes du quartier de Bandim. Expression vivante de la richesse et la diversité du patrimoine culturel de la Guinée Bissau, l’ensemble bissau-guinéen a tenu en haleine le public durant cette soirée, comme l’avait un peu plus tôt annoncé Mme l’ambassadrice plénipotentiaire de la Guinée Bissau au Maroc, Filomena Mendes Mascarenhas Tipote. Présenté comme une légende vivante, un Ambassadeur et une vitrine de la Guinée-Bissau à travers le monde, «Netos de Bandim» s’est montré tout simplement à la hauteur des attendes du public laissant s’exposer le talent des membres du groupe mythique. L’artiste Sidónio Pais Quaresma, qui célèbre cette année ses 50 ans de carrière musicale, a tout aussi fait vibrer la salle Bahnini par ont fait danser le public. Débout ou assis, certains reprenaient en chœur les classiques de ce chanteur accompli et visiblement heureux de s’être produit sur une scène marocaine. Certains iront jusqu’à esquisser des pas de danses sur scène, entourant l’artiste qui pouvait mesurer sa popularité auprès des jeunes l’ayant accompagné quasi instantanément durant toute sa prestation dans ses déhanchements avec des morceaux mêlant subtilement des rythmes doux et endiablés d’Afrique et des Antilles. Il faut dire que l’artiste, issue d’une fratrie de 11 enfants dont il est l’aîné, est très ouvert sur le monde qu’il a parcouru à le parcourir en puisant ses inspirations dans ses nombreux voyages. «Merci Rabat, la Capitale de la Culture du Monde Islamique pour l’Année 2022 ! Vous m’avez donné une grande opportunité et j’espère que je reviendrai », a-t-il lancé à l’assistance. Il est évident que cette célébration a offert aux Bissau-guinéens du Maroc et à leur représentation diplomatique «l’occasion unique de faire connaître le potentiel du pays en matière culturelle avec un impact immédiat et incommensurable», comme le dira Mme Filomena Mendes Mascarenhas Tipote dans son allocution d’ouverture. La joie fut double pour la communauté bissau-guinéenne du Maroc d’autant plus que cet événement a coïncidé, en ce mois de septembre, «avec la commémoration du 49ème anniversaire de la Fête d’Indépendance mais aussi de la Manifestation de la Citoyenneté Guinéenne, gage de l’unité nationale», a affirmé la diplomate. Saisissant cette magnifique occasion, Mme l’ambassadeur a par la suite salué la qualité de l’amitié, qui remonte aux années de lutte pour l’Independence, et la fraternité entre son pays et le Royaume Chérifien. «Une coopération qui connait aujourd’hui une forte dynamique sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Umaro Sissoco Embalo, Président de la République, Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste», a-t-elle souligné. Comme elle le relèvera dans son allocution, «Rabat, Capitale de la Culture du Monde Islamique pour l’Année 2022» offre à la Guinée Bissau une belle occasion de« présenter le patrimoine culturel très riche et diversifié de la Guinée-Bissau, composé par plus de 20 groupes ethniques  présents sur le territoire national ». Variant aussi d’une ethnie à l’autre, «cette culture comprend les différences linguistiques, la danse, l’expression artistique, la profession, la tradition musicale et les manifestations culturelles», a précisé la diplomate bissau-guinéenne. «Je ne sais pas si mes mots sauront décrire l’intensité de l’émotion que nous avons ressentie au cours de cette soirée. Une soirée qui nous a nourri culturellement, émotionnellement et qui nous a surtout permis de découvrir l’importance de la diversité culturelle,   un élément fondamental dans la stratégie de l’ICESCO», a pour sa part déclaré la représentante de l’Institution au terme de cette soirée ponctuée également par une exposition d’objets d’art de la Guinée-Bissau que le public a pu apprécier avant le show. «Aujourd’hui, la contribution de la Guinée Bissau est spécifique. Elle a une valeur ajoutée certaine tirée de la richesse, de la culture et de la diversité culturelle », a-t-elle poursuivi. Avant d’ajouter : « à travers cette soirée, vous nous avez remonté dans nos souvenirs d’enfance, vous avez permis de voir, découvrir ces richesses et ce modèle de la Guinée Bissau basé sur le vivre ensemble, le dialogue interreligieux et interculturel. Ce qui est à promouvoir, à féliciter et surtout à encourager », a-t-elle conclu. Alain Bouithy