Témoignage. Marcel Nganongo, un préfet pas comme les autres

CONGO. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années »déclarait le personnage de Rodrigue dans Le Cid de Corneille, (1636). Et Marcel Nganongo semble être parmi ces âmes bien nées au niveau politique et administratif qui semble respecter cet adage depuis son passage à la mairie de Ouenzé, Arrondissement 5 et dans le département de la Bouenza où il exercice ses fonctions de Préfet.

Hier à la tête de la mairie de Ouenzé et aujourd’hui préfet dans le département de la Bouenza, Marcel Nganongo, qui a été un de mes anciens étudiants à l’université Marien Ngouabi à la fin des années quatre vingt dix, début deux mille, ne cesse de me faire honneur Et j’avais constaté son abnégation au travail, son humanisme et son goût à la culture, car littéraire comme moi ; et je lui ai toujours offert quelques-uns de mes ouvrages car étant un passionné de lecture. Je lui avais conseillé de garder son humanisme et sa simplicité, deux caractères qui façonnent l’humain dans le bon sens. Aujourd’hui, Marcel Nganongo est une lumière au niveau de l’administration sociopolitique de notre pays. Dans mon Ouenzé natal, plus précisément dans le ventre de la mairie de cet arrondissement, il a laissé une image mémorable et exceptionnelle, tant au niveau de la jeunesse et celui de ses « parents ouéziens ». La jeunesse garde en elle des souvenirs des rencontres joviales interethniques dans l’univers de la sape, dans lequel navigue le plus jeune préfet de la Bouenza.Grâce à lui, les jeunes de la Bouenza ont eu à savourer les délices de la sape. Aujourd’hui, on peut affirmer sans ambages que quelques villes du département de la Bouenza telles Madingou et Loutété, se sont vêtues de leur robe emblématique et patriotique « VERT-JAUNE-ROUGE » grâce à Marcel Nganongo.

Etudiant à l’université de Brazzaville et quelque temps après à ParisVI Sorbonne, j’encadre, à mon retour au pays, quelques étudiants de cette université devenue Université Marien Ngouabi parmi lesquels Marcel Nganongo. Aussi, j’ai toujours gardé en mémoire ce que nous disait le président Marien Ngouabidans les années 70 : « faire peu avec rien, et beaucoup avec peu ». Et Marcel Ganongo semble respecter ces paroles post-mortem de l’immortel Marien Ngouabi, loin du boukoutage qui caractérise certains acteurs politiques de notre époque dans l’exercice de leur fonction.

Depuis qu’il a commencé ses activités administratives et sociopolitiques, dans la Bouenza, Marcel Nganongo, en quelques mois, a marqué les populations de ce département, comme le témoignent quelques actions concrètes. Et si tous les jeunes qui naviguent sur les eaux du fleuve de la politique pouvaient s’inspirer de l’exemple de Marcel Nganongo qui devient explicite, un homme qui fait ma fierté d’enseignant universitaire !

Noël Kodia-Ramata

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha