Congo/Scandale à l’école Gustave-Flaubert : quand le pasteur Satisfaits alias « Satis » transforme une fête d’enfants en scène de violence policière

SOCIETE. Le 19 juin, trois jours seulement après la Journée de l’Enfant Africain, la célébration festive de fin d’année « Festi Couleur » des élèves de l’école Gustave-Flaubert (ex-Maurice Onanga) a basculé dans la terreur. Au cœur de ce traumatisme : le pasteur Satis, de l’église M.E.J. de la Base à Brazzaville.

De l’incident matériel au chantage et travail forcé

À la suite de projections accidentelles de peinture sur son véhicule Toyota RAV4, cet homme d’Église a balayé toute pédagogie pour basculer dans la répression. Confisquant les cartables des élèves, il a contraint des enfants à nettoyer intégralement sa voiture avec des moyens de fortune. Toujours insatisfait, il s’est alors érigé en justicier implacable, déclenchant une spirale de violence injustifiable.

La police mobilisée contre l’innocence

Le point d’orgue de cette dérive réside dans son appel aux forces de l’ordre. Envoyer une police armée et entraînée contre des enfants en fête est un acte d’une lâcheté sans nom.
Des adolescents traqués, allongés au sol devant leur école et frappés à coups de matraque selon la quantité de peinture sur leurs vêtements. Des enfants traumatisés et violentés là où il n’y avait que des sourires. D’où, la prise en compte de la santé des enfants est une obligation légale et morale lors des interventions des forces de l’ordre. Déployer la force brute à l’aide des matraques sans égard et ignorant l’intégrité physique et les antécédents médicaux de mineurs peut entrainer un drame médical potentiellement mortel
En appelant ainsi la force publique, le pasteur Satis s’est rendu coupable de graves sévices, transformant l’autorité de l’État en bras armé de sa propre intolérance.

Une impunité qui doit cesser

Rien ne justifie qu’un leader spirituel se transforme en bourreau. Un titre religieux ne donne aucun droit d’opprimer des mineurs ni de bafouer les lois. Le rôle destructeur du pasteur Satis est désormais exposé : celui d’un homme qui brise la confiance de sa communauté et sacrifie l’enfance par pur orgueil tyrannique.

La justice doit maintenant frapper avec fermeté pour que l’innocence ne soit plus jamais piétinée par la folie de grandeur d’un seul homme.

Mabiala Mvoula Destin

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